gallery/imageedit_2_5896548710

....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Désert d’Atacama et alentours

 

Jeudi 4 août 2016, nous partons en fin de matinée pour découvrir le salar de Tara. Après un col  à plus de 4800 mètres (la preuve !), nous suivons la route par une température de 3°C. Nos GS avancent, mais très péniblement. On a un peu l’impression de chevaucher de vieilles 125 cm3 en fin de vie, tout en gardant le poids de nos grosses 800…. L’accélération est ultra molle et inutile de baisser le rapport, on se traîne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une petite descente, nous croisons un groupe de vigognes puis nous atteignons 4300 mètres et le début de la piste. Le paysage est spectaculaire ! Les photos s’enchaînent, les kilomètres beaucoup moins ! Adrien souffre du mal de l’altitude, il chute à l’arrêt et se traîne comme une larve. Estelle est au taquet, aucun symptôme, elle sautille dans tous les sens comme un petit lama enjoué !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons ensuite une immense plaine et devant nous, ce dont nous avions souvent rêvé : un itinéraire libre, aucune vraie piste, pas de trace à suivre ! La liberté…. Enfin, plutôt la galère en toute liberté ! Il s’avère que cette plaine est constituée de petits graviers. Les nombreux véhicules passés avant nous ont marqué le sol d’ornières qui s’entremêlent…. Ça bouge dans tous les sens, la moto tangue, la roue avant se dérobe…. On évite de justesse de très nombreuses chutes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

puis on rejoint péniblement une piste qui traverse des formations rocheuses incroyables…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après de belles cabrioles, nous atteignons le salar de Tara à 4300 mètres. Adrien est à bout de force, il souffre de migraine, il respire difficilement, nous sommes toujours en très haute altitude (à titre de comparaison, le Mont Blanc est à 4809 mètres d’altitude).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques lamas et flamands roses peuplent le secteur. Nous prenons la route du retour lorsqu’un vilain bruit se fait entendre. Le sac étanche contenant les 2 chambres à air de secours s’est détaché et est venu frotter contre le pot chaud d’Adrien…. Le sac est détruit, les chambres à air sont fondues….. mer**. Nous déballerons le tout à l’Hostal pour faire le point sur les dégâts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous admirons les mêmes paysages mais en sens inverse, puis nous rejoignons la plaine tant redoutée…. Adrien innove et décide de tenter ce que nous avons nommé « la technique du voilier ». Les traces sont relativement parallèles, nous choisissons donc de les couper en diagonale et de « tirer des bords ». Cette méthode s’avère payante et plus sûre, mais elle est gourmande en kilomètres. Lassés, nous reprenons une trajectoire rectiligne et plutôt scabreuse.

 

Arrivés dans un petit canyon ensablé, deuxième chute pour Adrien. Epuisé par l’altitude, il ne parvient pas à récupérer sa moto partie en embardée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de bobo, nous rejoignons enfin la route goudronnée. Quelques kilomètres « peinards » et nous découvrons la laguna Aguas Calientes. Magnifique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons demi-tour, gravissons à nouveau le col à 4800 pour replonger sur San Pedro de Atacama. Nous sommes lessivés, cet itinéraire nous a pris 6h. Après une bonne douche et un peu de repos, Adrien récupère bien et nous fêtons cette belle et dure journée au restaurant.

 

Le lendemain, journée de repos. Estelle en profite pour publier un nouveau carnet de route pendant qu’Adrien évalue les dégâts aux chambres à air. Le sac étanche (défoncé) est découpé et utilisé pour protéger nos supports de jerrican (le métal frotte contre le plastique et l’use). La chambre à air avant est morte. Elle a fondu sur le pot. L’arrière n’a pas été touché, au moins une de bonne !

 

Nous profitons de cette journée de calme pour demander à changer de chambre. La nôtre donne sur la rue et l’isolation est inexistante. Les murs sont en pisé (mélange de terre et de paille) et il y un espace de 5 mm sur tout le pourtour de la fenêtre ! Après notre déménagement, nous nous baladons en ville et tombons par hasard sur une agence de voyage BMW. Le responsable, très sympa, nous indique où trouver une chambre à air (à Calama, nous y serons mardi) et nous propose quelques itinéraires dans la région.

 

De retour à l’Hostal, nous rencontrons Manuel, un Péruvien qui voyage lui aussi à moto. Il possède une Yamaha 125 et compte atteindre Montevideo, en Uruguay. Il a une très petite autonomie et transporte donc une grande quantité  d’essence dans des bidons et même dans des bouteilles en PET. Il est conscient d’être un véritable kamikaze sur deux roues, ça nous rassure… ou pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi, nous partons tôt pour atteindre la laguna Lejia, sur conseil du type de l’agence BMW. La piste atteint les hauts-plateaux chiliens et l’altitude de 4600 mètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En tentant d’atteindre le bord d’un cratère, Estelle « tanke » sa moto. Il  nous faudra creuser pour la dégager.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adrien supporte mieux l’altitude, c’est bon signe. La piste est très cassante et de nombreux tronçons sont en tôle ondulée (sorte de mini bosses créées par le passage répété de véhicules et qui secouent en permanence). Nos bras sont ultra secoués, nos dos ramassent leur dose de vibrations pour le mois. Nous progressons difficilement, tantôt ralentis par des passages très sablonneux, tantôt par des zones enneigées. Selon le GPS, la piste continue via un col et redescend ensuite pour atteindre d’autres lagunes. Nous n’y arriverons jamais. La neige (glacée et très dure) bloque le passage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après plusieurs tentatives via de très mauvaises pistes parallèles et plusieurs centaines de mètres à pied (à plus de 4500 mètres, on souffre et on avance le souffle court, impossible de récupérer malgré de fréquentes pauses) nous abandonnons. La quantité de neige est trop abondante, nous faisons demi-tour après 150 km. Nous reprenons la piste et notre dose de secousses et autres vibrations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à l’Hostal, c’est la stupeur ! Estelle a perdu un jerrican d’essence et sa plaque d’immatriculation. Adrien repart en sens inverse et tente de la retrouver dans les rues du village. Chou blanc. Il faut nous rendre à l’évidence, tout a sans doute été perdu sur cette piste digne d’un Orangina (secoue, sinon la pulpe elle reste en bas !). Nous nous rendons au poste de police pour obtenir des informations. Ils s’en fichent complètement et nous renvoient vers le bureau de douane (San Pedro fait office de poste frontière pour la Bolivie et l’Argentine, via des cols à plus de 200 km de là). Selon eux, il n’est pas nécessaire d’avoir une plaque si les papiers du véhicule sont en ordre. Nous risquons cependant une amende par la police (qui finalement ne s’en fout pas) et surtout des pots de vin en Bolivie pour défaut de plaque. Nous construisons donc une plaque de fortune et décidons de partir à la recherche de l’originale le lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 7 août, départ matinal pour la piste « Orangina ». Après 85 km et 1h20 de recherches, nous retrouvons le jerrican, posé au milieu de la piste. L’espoir renaît. Quelques kilomètres plus loin, Adrien retrouve la plaque, posée contre un talus ! Victoire et danse de la joie ! Et pour fêter cela, dégustations de quelques cookies ! Il fait 0°C, on le mérite !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après ce « petit » détour de 170 km, nous revenons à San Pedro de Atacama pour confirmer notre tour astronomique de ce soir. Nous rejoignons ensuite la Valle de la Muerte. L’entrée est à 5 CHF par personne. La pub pour cette région est intensive, nous sommes presque déçus. Le paysage est beau, mais on s’attendait sincèrement à mieux. La dernière portion de piste est tellement ensablée que plusieurs 4x4 se plantent. Adrien fait du forcing et parvient à passer, Estelle terminera à pied.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons ensuite en direction de la Valle Arcoiris (arc-en-ciel). Le spectacle est époustouflant, les couleurs vives et variées. Nous croisons quelques lamas, Estelle est aux anges, voilà son nouvel animal préféré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En soirée, nous nous rendons au rendez-vous et un bus nous emmène pour notre tour astronomique. Il est proposé par Alain Maury, un français qui a créé ici un observatoire avec plusieurs télescopes (actuellement les plus performants au monde accessibles aux touristes). Les explications sont évidemment en français et une bonne dose d’humour arrose le tout. Un laser lui permet de désigner précisément les étoiles et les planètes. Nous sommes noyés sous les informations, le ciel est un environnement complexe et surtout gigantesque. A titre d’exemple : la sonde spatiale la plus rapide avance à 17 kilomètres par seconde. Pour rejoindre Alpha du Centaure, l’une des étoiles la plus proche de la Terre, il faudrait….. 87'000 ans de voyage ! On se sent vraiment tout petit !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ciel chilien est le meilleur pour l’observation astronomique. La voie lactée est bien visible, le ciel nocturne rempli d’étoiles !  Ne manque que la Grande Ours, visible uniquement depuis l’hémisphère Nord. La fin de la visite se termine par une observation de la Lune, de Mars, de nébuleuses, de constellations et autres étoiles grâces aux télescopes à disposition. Le tour est relativement cher (env. 30 CHF par personne pour 2h30), mais nous le recommandons vivement. Le sujet est vulgarisé pour les amateurs que nous sommes et les explications claires et complètes.

Lundi 8 août, tout est permis ! Nous fêtons nos 6 ans ensemble ! Journée de repos et repas (matin-midi-soir) au restaurant. Estelle avance le carnet de route et Adrien perce les plaques d’immatriculation pour les fixer solidement à la moto. Réparation de quelques bricoles sur les motos (morceaux de valise latérale arrachée pour Estelle et carénage déplacé pour Adrien).

Nous passons ensuite à la banque pour retirer des espèces. Le retrait maximum est fixé à 300 CHF, ce qui représente notre budget pour 3 jours. Bonjour les frais à chaque retrait ! Affaire à suivre, Jeannette est sur le coup car Picsou (Estelle), ne veut pas se ruiner en frais bancaires !

 

Nous préparons ensuite notre itinéraire pour les prochains jours et faisons quelques courses au petit magasin Coyote. On y trouve absolument de tout et le plus important : en petit format ! 200 g de lessive, 100 ml de produit de douche, papier toilette à l’unité (pas la feuille, le rouleau !), ainsi que des milliers d’articles divers et très variés (bougies, baume du Tigre, pailles, croquettes pour chien, sirop, pots pour bébés, piles, rasoirs…)

 

 Merci Claudine pour le super sac à commi !

 

 

 

 

 

 

 

gallery/img_7254 (copier)
gallery/img_7256 (copier)
gallery/img_7272 (copier)
gallery/img_7295 (copier)
gallery/img_7330 (copier)
gallery/img_7348 (copier)
gallery/img_7388 (copier)
gallery/img_7389 (copier)
gallery/img_7360 (copier)
gallery/img_7400 (copier)
gallery/img_7381 (copier)
gallery/img_20160804_170740 (copier)
gallery/img_7432 (copier)
gallery/img_20160805_160549 (copier)
gallery/img_7592 (copier)
gallery/img_7593 (copier)
gallery/img_7515 (2) (copier)
gallery/img_7572 (2) (copier)
gallery/img_7558 (2) (copier)
gallery/img_7578 (copier)
gallery/img_7616 (copier)
gallery/img_7619 (copier)
gallery/img_7589 (copier)
gallery/img_7484 (copier)
gallery/imag1057 (copier)
gallery/img_20160807_100948 (copier)
gallery/img_7679 (copier)
gallery/img_7653 (copier)
gallery/img_7688 (copier)
gallery/img_7646 (copier)
gallery/img_8160 (2) (copier)
gallery/imag1063 (copier)
gallery/img_20160807_100938 (copier)
gallery/img_7442 (copier)

Non, Adrien ne parle pas tout seul ! Grâce aux Intercom, nous pouvons nous parler d'un casque à l'autre !

gallery/map