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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Tournée volcanique
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Samedi 7 janvier 2017, nous faisons une rapide halte en ville pour échanger nos derniers pesos argentins contre leur équivalent chilien puis nous atteignons le bord du lac Llanquihue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons au loin l’énorme volcan Osorno, caché par quelques nuages. Nous suivons ensuite la route qui longe le lac, passons au pied du volcan et atteignons la ville d’Entre Lagos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés au camping, nous changeons de programme. Les emplacements sont en pente, les abris contre la pluie minuscules, la route principale située juste à côté et le prix exagéré. Nous remontons en selle pour 30 km de piste au milieu de nombreux pâturages. La région est le principal producteur de lait chilien. Nous retrouvons une route goudronnée en excellent état et rejoignons la ville de Lago Ranco, située au bord du lac du même nom. Nous trouvons un emplacement plat et bien aménagé au camping Mirador.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons à pied pour une balade au bord du lac, passons en ville faire quelques courses puis nous rejoignons le camping avant le retour de la pluie. Chose rare, notre abri dispose d’une prise électrique, ce qui nous permet de faire de l’avance dans nos compilations vidéo.

 

Le lendemain, nous reprenons la route jusqu’à Coñaripe avant de suivre une piste gravissant un petit col. Après une descente prudente, nous atteignons les bains thermaux de Pellaifa. La météo est changeante, nous profitons d’une éclaircie pour monter la tente dans le camping du centre thermal. Malheureusement, c’est ce moment précis que choisi l’une des tiges de notre tente pour rendre l’âme. L’élastique placé à l’intérieur cède alors que la pluie tombe soudainement et abondamment. Nous galérons à tenter de retendre et nouer l’élastique, changeons de plan et enlevons l’élastique, devons remettre les tiges dans le bon ordre et placer le tout dans les gaines de la tente. 10 minutes de galères qui noieront notre tente sous une énorme flaque d’eau. Notre équipement posé sur la table est complètement rincé, nous idem. Nous parvenons finalement à monter la tente alors que la pluie cesse. Elle recommencera à tomber alors que nous finissons de ranger nos affaires à l’intérieur.

 

Après un rapide pic-nic dans la tente, nous enfilons nos maillots de bain et nos tongs et courons sous la pluie, traversons une prairie et rejoignons la piscine la plus proche. Nous nous glissons avec bonheur dans l’eau chaude (presque trop chaude d’ailleurs). Après 2h de relaxation dans les deux bassins d’eau chaude, nous retournons à notre tente (toujours en courant, il fait froid et nous ne portons que nos maillots).

Après une sieste et un souper, nous retournons aux bains à 21h. Il n’y a personne, nous profitons de la piscine couverte (juste un toit, pas de mur) alors qu’un énorme orage éclate. Après un nouveau pas de course, nous passerons une nuit tranquille malgré le déluge.

 

Le lundi matin, nous profitons à nouveau de la piscine avant l’arrivée des visiteurs diurnes. Nous attendons une éclaircie pour plier la tente et enfilons nos équipements humides. Nous franchissons à nouveau le petit col puis une route goudronnée nous mène jusqu’à Villarica. Nous longeons le lac du même nom et atteignons Pucon. Nous cherchons en vain un hostal, tout est hors de prix ou complet. Nous plantons finalement notre tente au camping La Poza, surpeuplé. Nous suspendons un maximum d’affaires au soleil avant de marcher jusqu’au centre-ville. Nous souhaitons gravir le volcan Villarrica, en activité. Nous consultons plusieurs agences et repartons déçus. La prochaine sortie disponible est agendée pour samedi mais les conditions météo sont encore incertaines. Le prix de l’excursion (160 CHF/personne) comprend la location de l’équipement et la présence d’un guide. La tentation est grande de découvrir ce volcan, au sommet duquel on s’équipe d’un masque à gaz pour observer la lave en fusion, au fond du cratère. Après rédaction d’une liste des « pour » et des « contre », nous abandonnons ce projet. L’attente est trop longue et les incertitudes trop nombreuses : 1’000 mètres de dénivelé à gravir, conditions météo pouvant provoquer l’annulation de la sortie même à mi-parcours ou boucher la vue sur la lave, prix élevé….

Nous retournons au camping et préparons la suite de notre itinéraire.

 

Le lendemain, nous trainons au camping, rangeons lentement nos affaires, discutons avec des Parisiens rencontrés hier (ils voyagent en Toyota Hilux, équipé d’une cabine réalisée sur mesure. Leur site : papyboomglobetrotter.com) puis nous quittons la ville à 13h. Nous suivons la route menant aux stations de ski (en hiver, possibilité de skier sur le volcan actif) puis nous payons l’entrée (30 CHF/pers) à la caverne de lave. Equipés d’un casque, nous participons à une visite guidée d’un tunnel de lave.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chemin à l’intérieur de la grotte est très mal aménagé, les lumières mal placées et les explications plus que succinctes. Nous admirons malgré tous les incroyables formations de lave mais nous ressortons déçus. Un beau piège à touristes ! « On s’est fait eu » !! Nul et bien trop cher. Photos pourries, le flash de notre Canon est mort il y a déjà plusieurs mois…

 

Alors que nous retournons aux motos, le volcan apparait furtivement derrière les nuages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous retournons en ville et depuis le parking du centre commercial, nous pouvons enfin admirer le dangereux cône (dernière éruption il y a 10 mois). La fumée toxique s’échappe en continu….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous suivons une piste sur 30 km pour atteindre le parc national Huerquehue. Nous dénichons un emplacement proche du lac Caburgua et plantons notre tente au camping El Rincon.

 

Le 11 janvier, Adrien a organisé notre journée de marche, nous partons à 10h15. Nous suivons la piste sur 1 km puis nous atteignons le début du sentier. Nous le suivons, en montée, à travers une forêt où poussent de nombreux bambous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sentier zigzague, mais la montée reste raide et fatigante. Après 2h d’efforts, les bambous laissent place à des araucarias.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces arbres sont surnommés « désespoir des singes ». Leurs feuilles-épines sont redoutables et recouvrent même le tronc des plus jeunes spécimens. Nous atteignons enfin la crête et traversons de petites clairières, qui nous permettent d’admirer quelques volcans. Le Lanin, en Argentine, et le fumant Villarrrica.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre balade, le sentier serpente à travers une jolie forêt. Nous rencontrons un couple zurichois-chilienne et nous discutons durant quelques kilomètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une pause « nectarine », nous débutons une nouvelle montée, très abrupte. Le sentier ne zigzague plus, mais file « droit en haut ». La pente est ultra raide, nous nous accrochons aux racines et aux branches des arbustes pour grimper. Nous atteignons un mirador rocheux, faisons quelques photos et reprenons notre ascension.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sentier est toujours aussi raide, nous avançons avec peine.

Plus loin, le chemin rejoint la crête et se faufile parmi d’énormes blocs de pierre. Nous devons en escalader plusieurs. La vue sur le petit lac en contrebas est superbe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 4h30 d’efforts, nous atteignons enfin le sommet du Cerro San Sebastian, 1’920 mètres d’altitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous venons d’effectuer 1'200 mètres de dénivelé, nous sommes crevés. La vue à 360 degrés nous permet d’oublier rapidement nos muscles endoloris. Autour de nous se dressent 9 volcans dont le Lanin, Villarrica, Llaima, Lonquimay et Tolhuaca. Incroyable !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons de quelques centaines de mètres pour nous abriter du vent et pique-niquons.

 

Après 3h de descente et les genoux en compote, nous rejoignons le camping, épuisés. Il n’y a pas d’eau chaude, se sera donc douche froide en hurlant. Estelle estime que de crier « Ninja » l’aide à supporter l’eau glaciale. Ce seront donc une succession de hurlements et de « Ninja » pendant qu’Adrien surveille la porte entrouverte (pas de lumière non plus !). A cela s’ajouteront de nombreux cris au moment de se rincer les cheveux. Adrien se douchera également, en criant moins. Un souper et une grosse nuit de sommeil.

 

Le jeudi, nous quittons le parc, le temps est couvert. Nous redescendons jusqu’à Pucon puis suivons les rives du lac Villarrica pour atteindre la ville du même nom. Peu avant la ville, la pluie fait son retour. Nous enfilons nos vestes de pluie et continuons. Nous faisons le plein et repartons en direction du Nord. Nous suivons une piste durant 15 km et profitons de la fin de l’averse pour pique-niquer. Nous retrouvons ensuite une route goudronnée et atteignons l’entrée du parc Conguillio après 175 km. La piste traverse une coulée de lave au pied du volcan Llaima puis nous bifurquons pour atteindre le camping Ngen Trayenko. Nous l’avons choisi car le prix de l’emplacement est fixé à 15'000 pesos alors que les campings situés au bord du lac facturent 28'000 pesos (soit 47 CHF), complètement abusé !

 

Nous choisissons un emplacement excentré et profitons du robinet installé à côté de notre tente pour faire la lessive et nettoyer nos matelas autogonflants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Estelle rédige quelques pages supplémentaires pour le carnet de route. Nous passons une nuit ultra calme, sans bruit, au pied d’un volcan actif (dernière éruption en 2008).

 

Le lendemain, Estelle se lève exceptionnellement tôt (7h30) en raison de douleurs d’estomac. La petite marche jusqu’aux toilettes lui permet de découvrir les fabuleuses couleurs du Llaima au petit matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une grasse matinée, nous enfourchons une moto et roulons en direction du lac Conguillio. Nous nous arrêtons en chemin pour admirer la laguna Arcoiris.L’eau est translucide, incroyable !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rivière à l’origine, elle est devenue lac lorsque son cours a été stoppé par une coulée de lave. Nous rejoignons ensuite le départ du sentier Sierra Nevada. 10 km et 600 m de dénivelé nous attendent.

 

Le sentier gravit une petite montagne et atteint un premier mirador. Nous admirons la vue sur le lac Conguillio.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons ensuite une forêt d’araucarias pour

rejoindre un second mirador.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques nuages cachent le sommet du Llaima, mais les alentours sont splendides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous pique-niquons et au moment de repartir, surprise, les nuages se dissipent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au loin, nous pouvons distinguer le Villarrica.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rebroussons chemin et sommes survolés par un condor.

 

Nous sommes de retour au camping après 5h de marche, Estelle s’est trainée, ses crampes d’estomac ne cessant pas. Nous profitons d’une douche chaude, le luxe.

 

Le 14 janvier, nous traversons le parc en suivant une piste très étroite et sinueuse. Vitesse moyenne : 30 km/h. Nous contournons le Llaima et traversons la zone d’éruption de 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cratère a craché un geyser de lave de 300 m de haut, ce qui a entrainé l’évacuation de 90 personnes. Le monstre reste imprévisible.

 

Nous quittons le parc par le Nord, suivons plusieurs pistes au milieu de pâturages et de champs de blé avant de rejoindre une route goudronnée. Après 65 km, nous atteignons le lodge SuizAndina.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme son nom l’indique, il est tenu par une zurichoise et un chilien. Nous plantons notre tente au camping situé à l’arrière du bâtiment principal, saluons nos voisins andins dans le pré tout proche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et découvrons les sanitaires. C’est un choc. Tout est étincelant, Mr. Propre nous a devancés. Les deux immenses salles de bain comprennent un lavabo, une douche et un wc. Tout est en parfait état, le mitigeur fonctionne parfaitement, idem pour la chasse d’eau ! Service suisse !

 

Nous nous rendons ensuite à Malalcahuello pour faire quelques courses puis nous profitons du wifi (connexion incroyable !) pour publier un carnet de route. La connexion est tellement bonne que, pour la première fois en presque 6 mois, nous pouvons contacter nos parents via Skype. Après une discussion vidéo très amusante nous nous rendons au restaurant du lodge. Nous y dégustons une fondue !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous en rêvions depuis des semaines et même si le fromage n’est clairement pas à la hauteur, nous savourons ce drôle de moment suisse au Chili.

 

Le lendemain, grasse matinée et lessive. Il fait grand beau, tout sèche très vite. Nous dinons tranquillement puis nous enfourchons la moto d’Estelle pour nous rendre au parc national Malalcahuello. Nous présentons notre pass à l’entrée puis la route serpente à travers une forêt d’araucarias. Elle devient ensuite piste et s’engage dans un stupéfiant paysage volcanique. Nous nous approchons du volcan Lonquimay puis nous parquons la moto en bord de piste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons une plaine volcanique, le sentier est marqué par des piquets bleus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En toile de fond, le volcan Callaqui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous gravissons ensuite le cratère Navidad. La montée est difficile, l’amas de pierres volcaniques instables rend la montée glissante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous parcourons ensuite quelques zigzags puis nous atteignons le bord du cratère, formé par l’éruption violente de 1988 à 1990.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons au centre du cratère et découvrons un puit. Adrien lance une pierre, puis nous comptons les secondes avant qu’elle n’atteigne le fond. 4 longues secondes !! Quelle profondeur incroyable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous restons à distance raisonnable du bord du gouffre.

 

Pour la descente, nous choisissons la méthode la plus rapide : droit en bas….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, nous faisons une vidéo dédicace pour la famille Singelé. Avant le départ, ils nous offert une enveloppe à n’ « ouvrir que si vous êtes perdus ». Le GPS fonctionnant bien, nous ne nous sommes pas perdu. Curieux, nous avons décidé d’ouvrir la précieuse enveloppe….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Effectivement, nous ne sommes pas perdus, nous sommes…… ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci les Singelé, que ferions-nous sans votre aide !! Beau moment de rigolade !

 

Nous retournons à la moto sous un soleil de plomb. Alors que nous prenons le chemin du retour, Estelle repère des motards au milieu du paysage volcanique. Nous nous arrêtons et nous les regardons s’amuser parmi les pierres volcaniques. Nous nous approchons ensuite d’une partie du groupe, parquée plus loin. Nous les saluons et l’un d’eux nous propose de les imiter avec notre GS. Adrien rigole et explique qu’elle est bien trop lourde pour ce genre de terrain. L’un d’eux lui propose donc d’essayer avec sa Yamaha. Pas besoin de répéter deux fois, Adrien monte sur l’enduro bleue et se lance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme les autres enduristes avant lui, il file dans la descente puis prend de l’élan et gravit une partie du volcan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors qu’il redescend, il croise un autre enduriste en pleine ascension.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il remonte ensuite le versant proche de la route, saute un petit rebord et met plein gaz pour rejoindre le groupe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sourire jusqu’aux oreilles, il jubile comme un gamin devant ses cadeaux de Noël. Il remercie ensuite chaleureusement Mauricio Gutierrez pour ce cadeau inestimable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel drôle d’équipe…. Ils se baladent sur les flancs d’un volcan (c’est interdit car parc national) et prêtent leur moto au premier motard venu !

 

Nous les regardons s’éloigner sur les flancs du volcan puis nous remontons en selle pour rentrer au camping. Quelques kilomètres plus loin, contrôle de police. Nous présentons notre permis de conduire et la carte grise puis nous repartons.

Au camping, nous passerons une partie de la soirée à discuter avec un motard zurichois puis nous profitons d’une bonne nuit de sommeil.

 

Demain, nous repartirons en direction du parc national Tolhuaca, puis nous bifurquerons à l’ouest pour nous approcher du Pacifique.

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