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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Sud de la Carretera Australe

Lundi 12 décembre 2016, nous quittons Cochrane sur la moto d’Estelle, surchargée. Nous avons chargé la tente, les matelas et les sacs de couchages sur les valises latérales. Nous emportons également quelques vêtements, des ustensiles de cuisine et de la nourriture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous suivons la Carretera Australe, qui serpente au milieu d’une belle vallée, entourée de montagnes et de glaciers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons Caleta Tortel en milieu de journée. L’office du tourisme nous informe que le camping est situé à 3 km et que l’on ne peut s’y rendre qu’à pied. C’est là la spécificité de ce petit village : il n’y a qu’une seule route d’accès qui débouche sur un parking. Ensuite, ce sont des successions de passerelles et d’escaliers jusqu’en bord de mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adrien part à la recherche d’un hébergement, qu’il trouve à l’Hostal Mary. Il nous faudra descendre un long escalier, suivre une passerelle, remonter un nouvel escalier pour ensuite redescendre jusqu’à une plateforme en bois, en transportant tout notre matériel et notre équipement de moto. Nous montons la tente avec peine, la zone est à peine assez grande. Nous devons placer la tente en diagonale, l’entrée s’ouvrant sur le bord de la plateforme devant un trou d’environ 1,5 mètre. Nous la fixons grâce à des clous, nos sardines n’étant d’aucune utilité dans le bois ! Nous découvrons également que le sol est marécageux, même en pente. L’eau ruisselle en continu avant d’atteindre le fjord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous descendons ensuite jusqu’au bord de l’eau et suivons les passerelles sur 3 km, jusqu’à atteindre le camping (qui est dans un état lamentable, on ne regrette pas le choix de notre emplacement).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour de la visite du village, nous cuisinons et nous couchons. Nous passerons une mauvaise nuit, les dizaines de chiens du village se relayant pour aboyer toute la nuit. Le voisin, lui, mettra sa musique à fond durant plusieurs heures. Avant l’aube, c’est le cri d’un coq et une dispute entre chats qui nous réveilleront.

 

Le lendemain, pénible remontée jusqu’à la moto. La longue montée des escaliers s’avère éreintante, chargés comme des mulets. Nous remontons en selle et suivons la même piste qu’hier. Après 20 km, nous retrouvons la Carretera Australe et bifurquons plein Sud. Nous parcourons 20 km au sein d’une fabuleuse forêt. Nous avons l’impression d’être les premiers à découvrir ce territoire totalement vierge. Seule la piste (qui existe depuis 1999) nous rappelle que quelques fous sont passés avant nous ! Nous atteignons le port de Puerto Yungay et patientons jusqu’à l’arrivée du ferry. Ce dernier navigue trois fois par jour dans le fjord. Et, chose rare au Chili, il est gratuit ! Nous embarquons avec 3 voitures pour 45 minutes de traversée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous débarquons à Rio Bravo, zone perdue en pleine forêt. Il n’y aucune habitation, seule la piste nous attend. Nous continuons à traverser de superbes paysages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes à quelques centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer et les glaciers sont à portée de main !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons Villa O’Higgins après 100 km de piste sinueuse. Nous voilà à la fin de la Carretera Australe. Ici la piste s’arrête, seule une succession de sentiers, d’escaliers et deux ferries permettent de rejoindre El Chaltén, en Argentine. Nous prenons une chambre à l’Hostel Mosco, véritable repaire de cyclistes. Ils sont incroyablement nombreux à affronter les 1’250 km de piste (et parfois de goudron) de la Route Australe, qui débute à Puerto Montt.

 

Le mercredi, nous savourons un délicieux déjeuner et patientons jusqu’à ce que la pluie se calme. Nous quittons l’auberge à 10h pour découvrir les alentours à pied. Nous traversons le minuscule village (500 habitants qui vivent véritablement au bout du monde) et grimpons jusqu’à un mirador. Un chien « dreadeux » nous suivra durant toute notre ascension.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous profitons de la vue sur le village et redescendons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons le village à la recherche d’un autre sentier menant à un second mirador. Un autre chien décide de nous accompagner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu perdu, nous franchissons des barbelés puis atteignons les rives du Rio Mosco. De l’autre côté, c’est l’Argentine. Nous longeons la berge et atteignons le début d’un sentier. Ce n’est pas celui que nous recherchons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon l’application Maps.Me, le mirador est au-dessus de nous, à 500 mètres. Malheureusement, le sentier n’est pas affiché sur la carte. Nous nous enfonçons dans une forêt sombre. Nous grimpons difficilement, il n’y a pas de chemin et le sol est recouvert de branches et de bois mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chien nous suit toujours, il semble ravi de cet itinéraire. Nous crapahutons durant 30 minutes avant d’atteindre un replat et un sentier. Nous le suivons jusqu’au mirador. La vue est superbe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous distinguons le lac O’Higgins. La frontière Chili-Argentine le scinde sur toute la longueur. Pour la descente, nous suivons le chemin. Nous sommes rapidement bloqués par de nouvelles clôtures barbelées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons un pâturage puis nous franchissons la clôture avant de retrouver un semblant de sentier. Nous parvenons jusqu’aux berges du Rio Mosco et retournons à l’Hostel. Le chien nous abandonnera au détour d’une rue, content de sa balade peu conventionnelle. Moins de 30 minutes après, la pluie fera son retour. Nous passons une soirée tranquille.

 

Le 15 décembre, nous faisons le plein à la station du village (920 pesos le litre, l’isolement fait grimper les prix) et reprenons la Carretera Australe. Nous avons 1’250 km à parcourir pour rejoindre Puerto Montt, fin de la piste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons Villa O’Higgins et roulons durant 100 km pour rejoindre le port, au bord du fjord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous patientons durant 1h jusqu’à l’arrivée du ferry et faisons la connaissance de Jasmin et Lukas, deux bâlois qui voyagent à vélo. Nous sympathisons et discutons de nos aventures respectives durant les 45 minutes de traversée.

 

Nous reprenons ensuite la piste, il nous reste 120 km à parcourir pour rejoindre Cochrane. La météo est très changeante, il pleut par intermittence. Nous parvenons à l’Hostal Lejana Patagonia juste avant le début d’une grosse averse.

 

Le lendemain, nous profitons de notre journée pour avancer le carnet de route et faire quelques courses dans le supermarché du village. On y trouve de tout, vraiment de tout. Petit florilège d’objets rencontrés au hasard des rayons : cerf-volant, bottes de pêche, fusil à pompe (oui, oui !), pneus de voiture, parfums de marque, clous au kilo, moteur de bateau…

 

Le samedi, nous quittons le village avec nos deux motos et roulons durant 14 km pour atteindre une cascade. Nous marchons quelques minutes pour nous en approcher puis nous faisons demi-tour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour au village, nous faisons le plein et retournons sur la Carretera Australe. Nous longeons une sublime rivière bleue intense jusqu’à Puerto Bertrand.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici, la route bifurque pour s’approcher de l’immense lac General Carrera. Nous quittons à nouveau la Ruta 5 (nom officiel de la Carretera Australe) pour longer les rives du lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La piste est superbe, très sinueuse. Nous profitons d’une vue quasi permanente sur le lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de la traversée d’un minuscule village dont les rues sont asphaltées, Estelle remarque un problème avec sa roue avant. Inspection, tentative de serrage, rien n’y fait. C’est le roulement à billes qui semble en fin de vie. Bizarre, nous l’avions changé avant le départ. Pas le choix, nous continuons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après de nombreux kilomètres, nous atteignons la ville frontière de Chile Chico. L’Argentine n’est qu’à quelques kilomètres. Nous bifurquons à nouveau et parcourons 50 km pour rejoindre le parc national Jeinemeni. Les paysages lunaires défilent…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’entrée, nous rencontrons le guardaparque, très sympa. Nous ne payons pas l’entrée grâce à notre pass annuel. L’emplacement de camping est lui facturé 10'000 pesos. Nous nous installons à proximité de la rive du lac Jeinemeni.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons un feu, la météo est toujours aussi étrange : pluie, vent, soleil, vent, pluie, soleil, pluie, vent……

 

Le dimanche, nous grimpons sur la moto d’Estelle pour rejoindre le début d’un sentier. Nous traversons un pont hyper scabreux en bois. Le plancher ne tient que par la force des choses, nous sommes obligé de rouler près de la balustrade (que nous toucherons avec une valise latérale) pour éviter de rouler au centre du pont, où le bois n’est pas assez solide et épais pour supporter le poids de la moto. Apeurée, Estelle descend et continue à pied. Après le pont, c’est un gué profond qu’il faut traverser. Estelle saute de pierres en pierres, Adrien roule avec les pieds en l’air pour éviter de mouiller ses baskets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Estelle remonte ensuite en selle et nous continuons sur une piste défoncée. Les flaques profondes se succèdent, tout comme les trous et les bosses énormes. Nous sommes secoués dans tous les sens. Plus loin, la piste se rapproche dangereusement du rivage. Puis elle bifurque et s’engage sur la plage de galets. La moto glisse sur les pierres, Estelle hurle pour descendre ! En tant que pilote, nous sommes, autant l’un que l’autre, traumatisé lorsque nous voyageons en passager. La conduite de l’autre, différente, est effrayante. Estelle continue à pied pendant qu’Adrien traverse tant bien que mal la plage. Il traverse ensuite un nouveau gué pour retrouver une piste en terre.

Nous continuons quelques kilomètres supplémentaires avant d’être bloqués par un énorme gué. Devant nous, trois 4x4 équipés s’amusent. Equipés de snorkel, ils traversent le gué sans problème, leur moteur peut fonctionner sous l’eau.

Nous parquons la moto et analysons la situation. Le passage des autos a brassé le fond du gué, impossible d’en déterminer la profondeur. Le début du sentier est à moins de 2 kilomètres. Nous enlevons nos chaussures, nos pantalons et traversons. Nous parvenons à éviter les zones profondes, nous n’avons de l’eau que jusqu’à mi- mollet. Mais elle est hyper froide (tout comme la température extérieure !), ce qui nous pousse à traverser et à nous rhabiller à toute vitesse. Le nombre impressionnant de moustiques nous oblige à nous dépêcher encore plus !

 

Nous marchons rapidement (pour semer les moustiques voraces) pour rejoindre le sentier. Juste avant le début de celui-ci, une rivière nous coupe la route. Le guardaparque nous en avait parlé. Il faut la traverser à l’endroit le plus large, pour que le niveau d’eau soit le plus bas. Nous essayons de dénicher un autre passage, sans succès. Nous retirons à nouveau nos chaussures, retroussons nos pantalons et prenons appui sur un bâton pour traverser. L’eau est glaciale (4°C selon le guardaparque), chacun adopte une technique différente : Estelle crie du début à la fin de la traversée, alors qu’Adrien souffle fort puis hurle lorsqu’il atteint l’autre rive. Dans un premier temps, le froid réduit les sensations, puis il semble attaquer nos os. La sensation est infernale, l’eau nous arrive jusqu’aux genoux, les 10 mètres de trajet sont intenses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous chassons les dizaines de moustiques tout en enfilant à nouveau nos chaussettes et nos baskets ! Quelle expérience ! On ne se réjouit vraiment pas du retour !

 

Nous nous engageons enfin sur le fameux sentier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons une forêt, passons à proximité d’une lagune puis nous longeons une rivière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons enfin au Lago Verde, où nous pique-niquons, protégé des moustiques par le fort vent provenant du lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons ensuite demi-tour et arrivons à nouveau sur les berges de la rivière. Peu motivé à traverser à nouveau à pieds nus, nous lançons d’énormes pierres dans l’eau pour construire un chemin de fortune. Nous parvenons ainsi à rejoindre une petite ile au milieu de la rivière avec les pieds au sec. Cependant, la deuxième moitié s’annonce plus ardue. Résignés, nous enlevons à nouveau nos baskets et traversons en hurlant !

 

Nous marchons ensuite durant 2 km pour atteindre le 1er gué. La moto est parquée sur l’autre rive… Nous nous enfonçons dans la végétation à la recherche d’un plan B. Nous parvenons à éviter une bonne partie de la traversée puis Adrien dégote un tronc qu’il place entre les deux rives pour ériger un pont ! Mission accomplie, nos pieds sont secs !

 

Nous remontons en selle et parcourons à nouveau la piste défoncée. Le passage sur la plage de galets et la traversée scabreuse du pont en mauvais état…..

 

Nous rejoignons la tente et parquons la moto avant de rejoindre un nouveau sentier. Le chemin monte dans une forêt très sèche. Après 1h de grimpette, nous atteignons un mirador. La vue est superbe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons et allumons un feu. Un vent fort soufflera durant toute la nuit.

 

Le 19 décembre, il pleut. Nous plions la tente et enfilons nos combis pluie. Nous quittons le parc national et après moins de 10 km, des éclaircies apparaissent et le thermomètre monte rapidement à 20 °C. Transpirants, nous enlevons nos vestes de pluie et roulons durant 40 kilomètres pour rejoindre Chile Chico. La ville bénéficie d’un microclimat. Elle est d’ailleurs réputée pour sa production de cerises. Nous trouvons un garage moto (le proprio et son fils font du motocross) et démontons la roue avant de la moto d’Estelle. Cela nous permet de confirmer que le roulement est foutu. Adrien fait le tour des quincailleries de la ville, sans succès. Nous remontons la roue et tenterons de trouver un roulement adapté à Coyhaique, dans quelques jours.

 

Nous remontons en selle et suivons, en sens inverse, les rives du Lago General Carrera. Après 50 km, fin du microclimat. Il pleut, nous enfilons à nouveau nos combis pluie. Nous rejoignons la Ruta 5 sous une pluie soutenue et roulons jusqu’à Puerto Rio Tranquilo. Nous campons à l’Hostal Bellavista.

 

Le vendredi, grasse matinée. Nous marchons ensuite jusqu’aux rives du lac pour réserver une excursion en bateau. Le prochain départ est fixé à midi. Après quelques courses, nous sommes de retour au port. Nous grimpons dans un petit bateau en compagnie de 6 touristes. Le lac est déchainé, un vent violent souffle. Nous surfons sur les vagues ! Nous naviguons ensuite jusqu’à une zone abritée, l’eau est calme. Nous admirons les formations de marbre, spectaculaires !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous glissons dans une grotte puis longeons différentes formations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, nous découvrons la cathédrale de marbre en compagnie de kayakistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les photos s’enchainent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, c’est autour de la chapelle de marbre que nous voguerons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après des dizaines de photos, nous faisons demi-tour. Le retour s’annonce sportif. Le vent souffle toujours aussi fort et la pluie a fait son retour. Nous bondissons sur les vagues, le bateau nous secoue dans tous les sens, l’eau nous asperge la figure !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons les rives de Puerto Rio Tranquilo après 20 minutes de montagnes russes ! Nous débarquons alors que le soleil fait son retour. Au camping, nous n’aurons que 20 minutes pour faire sécher nos affaires avant le retour de la pluie.

 

En fin de journée, 4 idiots français décident de planter leurs tentes à 30 centimètres de la nôtre ! Alors qu’Adrien leur fait remarquer qu’ils auraient pu se mettre plus loin, ils rétorquent que c’est le seul endroit plat…… drôle d’excuse, étant donné que le camping fait la surface d’un demi terrain de foot et que nous avons volontairement choisi un endroit à l’écart. Quelle bande de blaireaux…..

 

Le lendemain, les mêmes abrutis se lèvent tôt (5h30) et font un ramdam pas possible. GRRRR, mais quel manque de respect !

 

Plus tard, nous profitons d’une éclaircie pour plier la tente. Nous remontons en selle et suivons la Carretera Australe en direction du Nord. Après 20 km, l’horizon est bouché, nous enfilons nos combis pluie. Nous ne pourrons rouler que 10 km sous la pluie avant d’être stoppés. Un accident entre un engin de chantier et un camion bloque l’étroite piste. Personne n'est blessé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut attendre l’arrivée de la police avant de pouvoir bouger les véhicules. Nous patientons durant une demi-heure sous la pluie. La police dresse un constat rapide, fait des photos puis l’engin de chantier débloque le passage. Nous nous glissons entre le camion accidenté et la forêt et continuons notre périple.

 

Il a fait très froid durant la nuit, le thermomètre affiche 4 °C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous grelottons et craignons que la pluie ne se transforme en neige. La piste est en mauvais état, nous zigzaguons entre les nombreux nids-de-poule. Plus loin, le gravier est plus lisse, nous augmentons notre vitesse. Après la traversée du village de Cerro Castillo, bonheur, le goudron ! Nous profitons d’une conduite plus agréable jusqu’à Coyhaique.

Nous trouvons une chambre à l’Hostal Salamandra, déposons nos affaires et repartons avec une seule moto pour rejoindre le centre-ville, assez éloigné. Chez RecaSur, Adrien déniche les 2 roulements nécessaires pour la moto d’Estelle. Nous interrogeons ensuite un homme dans la rue qui nous indique l’emplacement du garage Yamaha. Nous y prenons rendez-vous pour demain ! Nous filons ensuite au supermarché faire des courses et croisons un fou au guidon d’une KTM SUR-SUR-chargée. Ses valises latérales sont démesurées !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est photographe et transporte tout son matériel ainsi qu’un drone. Nous repartons médusés…. Ne serait-il pas plus simple de circuler en voiture dans son cas ?

 

De retour à l’Hostal, nous tentons d’utiliser la douche de la chambre, mais il n’y a pas d’eau. Adrien part à la recherche du problème avec la mère du propriétaire. Il trouve finalement l’origine de la pénurie. Une canalisation est rompue, l’eau coule sous la maison. Il ferme l’arrivée d’eau et nous attendons le retour du proprio pour réparation. 1h plus tard, c’est réparé ! Cependant, un nouveau problème survient : le mitigeur ne fonctionne pas, l’eau est soit brûlante soit glaciale. Estelle ressort de la douche sale et avec une brûlure au deuxième degré sur l’avant-bras après avoir touché le mitigeur brûlant. Nous utiliserons finalement les douches communes.

 

Le 22 décembre, Adrien se rend à 9h au garage Yamaha. Il se balade ensuite en ville, tente de changer les pesos argentins qu’il nous reste (le taux est trop défavorable), obtient les horaires du ferry que nous prendrons dans quelques jours, fais le tour des magasins de sport pour trouver un pantalon de pluie (celui d’Estelle a rendu l’âme lorsqu’elle a enjambé sa moto) puis retourne au garage. Il est 11h, la moto n’est pas encore prête, il faut revenir à 13h. Il marche donc durant 40 minutes pour retourner à l’Hostal. Nous profitons du wifi pour vérifier l’avancement de la commande de la suspension (rien ne bouge) puis nous retournons ensemble à pied jusqu’au garage. En chemin, nous entrons chez Sodimac (équivalent de Hornbach mais sans le rangement des articles) et dénichons une combi pluie. Il ne reste que des tailles L, nous hésitons et repartons finalement les mains vides. Le temps presse, le garage ferme à 13h. Le mécano (ultra sympa, on aime Yamaha !) a trouvé l’origine du problème. Le joint monté sur l’axe de la roue n’est pas le bon…. Mauvaise nouvelle. Il a cherché la bonne pièce, mais impossible de trouver un joint adapté en ville. Grosse mauvaise nouvelle…. Mais il a une solution. Il nous propose de fabriquer un joint sur mesure à l’aide d’un joint trop petit et d’un trop grand. Nous acceptons, c’est notre seule option si nous voulons repartir. Enfin un mécano ingénieux qui propose des plans B et pas seulement l’achat de pièces neuves ! On aime Yamaha !!!

 

Nous le laissons travailler et allons diner mexicain. Adrien cogite et se souvient d’avoir cassé le joint lors de la mise en place des nouveaux roulements en Suisse. C’est de là que provient l’erreur. Soit il a demandé la mauvaise pièce, soit BMW lui a vendu le mauvais joint (pour la roue avant, les joints gauche et droite ne sont pas identiques !). Nous visitons ensuite le marché d’artisanat puis tentons de trouver un pantalon pluie dans un magasin de sport. Les prix sont trop élevés, nous renonçons. Nous retournons chez Yamaha à 16h, la moto est prête. Excellent travail de la part du mécano, tout est nickel !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous payons (50 CHF) et roulons jusqu’au magasin Sodimac. Nous avons plus de temps pour fouiller le rayon à la recherche de la combi parfaite. Nous ne trouvons rien en M, nous repartons donc avec une combi taille L.

 

Nous rejoignons l’Hostal et payons une nuit supplémentaire (avec réduction puisque la douche ne fonctionne pas).

 

Demain, nous reprendrons la route en direction du Nord pour rejoindre le parc national Queulat. Après plusieurs détours, nous terminerons notre périple sur la Route Australe à Puerto Montt.

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Traversée du pont au retour...

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