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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Patagonie argentine

Samedi 12 novembre 2016, nous suivons la route 40 en longeant plusieurs lacs. La route devient ensuite sinueuse et nous traversons une forêt.

Nous arrivons à El Bolson et montons la tente au camping El Bolson. Nous montons ensuite sur une seule moto et rejoignons le centre-ville pour parcourir le marché artisanal. Nous dégustons des empanadas en parcourant les différents stands puis nous retournons à la moto. Nous sortons de la ville et empruntons une piste en mauvais état durant 20 minutes. Après plusieurs virages en tête d’épingle, nous atteignons un parking. C’est ici que débute le sentier menant au Bosque Tallado (forêt taillée). Le sentier monte « droit en haut ». Il fait chaud, le soleil tape et on peste contre ces chemins argentins : ils ne connaissent pas les virages en zigzag comme en Suisse ?? La vue sur la vallée est magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On transpire à grosses gouttes, les pauses sont plus fréquentes que la progression. Les panneaux indiquant les distances semblent nous narguer : on n’a fait que 450 mètres ?? Arrrgggg….. nos mollets nous font souffrir. Finalement, nous atteignons la fin du kilomètre quasi vertical. Dans cette zone, presque tous les arbres sont à terre. Vent violent, avalanche ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quoi qu’il en soit, les œuvres sont superbes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous déambulons au fil des sculptures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons ensuite demi-tour et rejoignons la moto après une descente très raide (droit en bas !). On dérape et on glisse plus qu’on ne marche. Nous retournons au camping et profitons d’une bonne nuit de sommeil.

 

Le lendemain, nous continuons notre route, toujours en suivant la célèbre Ruta 40.

Nous atteignons le parc national Los Alerces sous une pluie très légère, qui ne nécessite pas l’enfilage des combis pluie. Nous payons l’entrée (10 CHF par personne) et rejoignons un camping gratuit, niché au sein d’une épaisse forêt. Nous contournons les barrières du parking et nous nous faufilons jusqu’à un emplacement bien caché. Nous montons la tente puis nous rejoignons à pied les rives du lac pour pique-niquer. Alors que nous attaquons le dessert, la pluie s’intensifie soudainement. On grimpe rapidement la colline pour s’abriter dans la tente. Il est 13h30, début d’une longue attente. Est-ce que la pluie va s’arrêter ? Bilan après 1h…. non, cela ne s’arrête pas. Il nous faudra 30 minutes supplémentaires pour nous motiver à sortir. Nous avons payé l’entrée du parc, autant en profiter malgré la météo. Ultra équipés (vestes coupe-vent + combi pluie moto + chaussettes étanches pour Estelle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

nous montons sur la moto d’Adrien et roulons durant 10 kilomètres pour rejoindre le début d’un sentier. Selon la gardienne qui a encaissé notre entrée, presque tous les sentiers sont fermés à cause de la pluie. Nous parquons la moto et traversons un grand pont suspendu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’autre bout, une barrière nous bloque le passage….. un coup d’œil alentours et hop, nous enfourchons le grillage et continuons notre balade, bien décidé à profiter de la nature.

Nous avons payé l’entrée plein tarif, la majorité des campings sont fermés car nous ne sommes pas encore en haute saison et, en plus, les sentiers sont fermés ! Rien à fiche, nous on veut marcher en forêt ! Nous suivons les berges d’une rivière translucide puis nous nous enfonçons dans la forêt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chemin est plat, parfaitement praticable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par chance, nous sommes deux (présence de puma, interdiction de se balader seul !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à l’extrémité de l’île, nous faisons un détour pour éviter la maison du guardaparque (guarde-forestier) puis nous atteignons un point de vue sur le glacier. Merci le panneau indicatif, cela nous donne une bonne idée de ce que l’on est censé voir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous suivons ensuite un chemin détrempé et découvrons l’autre côté de l’île. La pluie ne cesse pas de tomber, nous sommes bien mouillés. Nos pantalons pluie ne sont pas très efficaces et le fait de superposer deux couches de vestes étanches n’est pas une bonne idée. Nous enjambons à nouveau la barrière et retraversons le pont suspendu après 1h45 de marche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour au camping, nous sommes trempés outre. Nous profitons d’un abri de fortune en mauvais état (sorte de maison sur pilotis avec un seul mur) pour faire à souper.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un bon poulet-curry pour se réchauffer ! Nous faisons ensuite la vaisselle dans le lac et filons nous mettre à l’abri dans notre tente. La pluie ne s’est jamais arrêtée de tomber depuis midi.

 

Le lundi, il pleut toujours. Nous déjeunons dans l’abri de fortune, plions la tente et rangeons notre matériel sous une forte pluie. Nous enfilons nos combi pluie (toujours trempées) et grimpons sur nos motos. Il fait 7°C, nous sommes trempés en à peine quelques kilomètres. La piste de gravier nous mène à travers le parc, magnifique malgré la météo. Nous sortons du parc par la zone Sud et rejoignons la route 40. Après environ 150 km, la pluie cesse enfin, remplacée par de violentes bourrasques de vent. Nous sommes frigorifiés et trempés lorsque nous atteignons la ville de Gobernador Costa, 100 km plus loin.

Nous trouvons une chambre à l’Hospedaje Quimey Nepen et faisons sécher nos affaires. Nos baskets sont tellement mouillées depuis notre marche d’hier qu’elles passeront la nuit sur la chaudière de l’hôtel. Nous soupons  une milanesa (tranche panée) dans un comedor avant d’aller nous coucher.

 

Le 15 novembre, nos baskets sont sèches, comme la majorité de nos affaires. Nous remontons en selle et suivons fidèlement la route 40.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un vent violent souffle, en latéral. Nous tentons de garder notre trajectoire mais les rafales nous font zigzaguer. Après une zone de 20 km en travaux, nous retrouvons le goudron. Nous tentons différentes techniques pour supporter le vent. Nous tenons notre casque d’une main pour éviter les à-coups dans la nuque, essayons de nous asseoir de biais sur la selle pour mieux supporter le vent, tentons de nous cacher derrière notre bulle, roulons penchés…. Le vent ne s’essouffle pas, contrairement à notre motivation. La route est presque uniquement rectiligne et, phénomène rare et inexpliqué, lorsque qu’elle change de direction, le vent continue de souffler en latéral. A devenir fou ! Ce sont les Andes, à l’Ouest, qui nous envoient ces rafales glacées. Nous découvrons ici la Patagonie que nous redoutions. Celle qui fait vivre l’enfer en termes de conditions météorologiques. D’où cette superbe phrase inventée par nos soins :

La Patagonie, c’est lorsque tu parviens à piloter sur l’angle sans tourner……. On vous laisse méditer !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 360 km éprouvants, nous parvenons enfin à Perito Moreno. Cette ville quelconque n’a rien à voir avec le glacier homonyme, située bien plus au Sud. Nous rejoignons le camping et logeons dans une petite cabane équipée de deux lits superposés et un chauffage à gaz surpuissant. Nous en profiterons pour faire sécher quelques affaires encore mouillées.

 

Nous rencontrons Gilles, un cycliste vaudois très endurant. Parti d’Alaska, il suit la Panaméricaine et compte rejoindre Ushuaïa dans quelques semaines. Il est en route depuis un an et demi et parcourt environ 100 km par jour. Nous apprécions son accent très marqué (il habite Froideville) et le fait qu’il nous comprenne lorsque l’on dit natel ou papier ménage ! Nous passons une chouette soirée à nous raconter des anecdotes ! Son site : panamericaineavelo.blogspot.com

 

Le lendemain, nous repartons, toujours en suivant la 40. Après quelques kilomètres, nous dépassons Gilles, parti avant nous sur son vélo surchargé (le tout pèse plus de 50 kilos !). Le vent est moins fort qu’hier, nous apprécions. Nous filons à travers de vastes plaines et rencontrons de nombreux guanacos (famille du lama, sorte de vigogne mais en plus gros) et quelques nandous (autruches Sud-américaine).

 

Nous faisons le plein dans une station d’essence au milieu de nulle part et repartons pour atteindre Gobernador Gregores.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous dormons au minuscule camping municipal.

 

Le jeudi, le motard anglais qui occupe l’emplacement voisin semble avoir un problème avec sa GS. Adrien le rejoint pour l’aider. De l’essence s’écoule en grande quantité, son réservoir semble se vider à toute vitesse. Ils démontent le réservoir et découvrent que les tuyaux sont mal connectés. Hier, il a nettoyé son filtre à air mais a mal rebranché les tuyaux d’arrivée d’essence. Résultat, le précieux liquide s’échappe directement du réservoir au lieu d’atteindre le moteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 30 minutes de bricolage sur ce modèle de 1992 (pas d’électronique, le rêve !) le problème est résolu. Nous repartons dans des directions opposées, nous au Sud, lui au Nord. Nous profiterons des photos de sa moto pour faire peur à nos parents en leur faisant croire que ce sont nos motos que nous avons ainsi démontées !

 

Comme d’habitude, nous suivons la 40. Nous atteignons rapidement une zone composée de gros graviers. Le vent souffle fort, en latéral. Nous peinons à garder notre trajectoire, le vent nous faisant dévier dans des monticules de graviers. La moto part ensuite en travers et nous avons de la peine à la récupérer. Nous croisons et dépassons un nombre impressionnant de motards ! La majorité galère, quasiment à l’arrêt et les deux pieds au sol. L’expérience acquise durant nos années de compétition motocross nous est bien utile ! Après 50 km difficiles, nous retrouvons enfin le goudron. Plus loin, nous bifurquons et suivons la route menant à El Chaltén. Les montagnes alentours font la réputation du village, en particulier l’impressionnant Fitz Roy, énorme pic de granit. Nous le découvrons, en partie caché par des nuages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le prix des hôtels étant exorbitant, nous plantons notre tente au camping El Relincho. Le vent soufflera très fort durant la nuit, secouant notre tente dans tous les sens.

 

Le 18 novembre, nous quittons le camping à 9h15 pour une longue marche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une montée assez raide nous mène sur un plateau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous suivons ensuite le cours du Rio Fitz Roy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et atteignons, après 9 km, la laguna Torre. Un vent tempétueux et glacial nous repousse. Nous marchons courbés, aveuglés par les gouttes d’eau projetées depuis le lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous profitons rapidement du paysage et de la vue sur le glacier et faisons demi-tour pour rejoindre le sentier, protégé par les arbres. Nous trouvons un coin abrité et pique-niquons en vitesse (26 minutes montre en main, il ne faut pas trainer !!). Après plusieurs kilomètres, nous bifurquons sur un autre sentier, moins fréquenté. Le passage est étroit, nous repoussons les branches pour avancer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle montée éreintante nous attend. Nous gravissons péniblement la pente et atteignons une nouvelle zone plane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous longeons les Laguna Hija et Madre et découvrons une vue splendide sur le Fitz Roy, toujours en partie voilé par des nuages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à une nouvelle bifurcation, nous prenons la direction du retour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vue sur la vallée est superbe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avançons lentement, tous nos muscles nous font souffrir. La descente jusqu’à El Chaltén sera particulièrement pénible. Nous atteignons le village à 18h, après 32 km de marche !

 

Sur un parking en bord de route, nous repérons un camion argovien. Il s’agit d’Irene et Simon, que nous avions rencontré à Salta, lors de notre grosse déprime. Nous discutons un moment, ils sont contents de voir que tout s’est arrangé pour nous. Nous en profitons pour les remercier encore une fois de leur soutien lors de notre soirée passée ensemble. Nous retournons au camping et nous nous écroulons de fatigue après une bonne douche et un souper rapidement avalé.

 

Le lendemain, nous sommes courbaturés comme jamais. Nous plions la tente et grimpons péniblement sur nos motos. Aujourd’hui, le Fitz Roy est complètement dégagé, évènement rare.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons quelques photos puis nous rejoignons la route 40 après avoir longé le lac Viedma.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons une rivière bleue intense puis quittons à nouveau la 40 pour longer le lac Argentino jusqu’à El Calafate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un passage au supermarché pour faire le plein de provisions et de longues minutes pour tout faire rentrer dans nos valises latérales (Estelle a encore acheté trop de nourriture, nous devrons en mettre une partie dans nos sacs à dos), nous quittons la ville via une piste en excellent état. Nous roulons durant 60 km pour atteindre le lac et le camping Roca. Le terrain est immense et après un passage au milieu de la végétation, nous dénichons un endroit idyllique, avec vue sur le lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fin d’après-midi, nous partons pour une balade au bord du lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir venu, nous rejoignons la salle aménagée pour cuisiner. Nous y rencontrons Joanne et Pierre-Yves, deux romands qui voyagent sac au dos. Le courant passe bien et nous découvrons notre projet commun de visiter le glacier Perito Moreno demain. Il existe un bus, mais le prix est excessif. Nous leur proposons de les y emmener, à condition qu’ils trouvent deux casques. Ni une ni deux, Pierre-Yves se dirige vers la réception. Il revient quelques minutes plus tard, avec deux casques de moto sous le bras !! Génialissime ! La propriétaire du camping les leur prête ! L’un est neuf et le second date probablement des années 70, look rétro assuré !

Nous passons une superbe soirée ensemble et organisons notre expédition de demain.

 

Le 20 novembre, nous avons rendez-vous à 8h30 à l’entrée du parking pour embarquer nos deux passagers. Nous leur prêtons nos gants été et c’est parti ! Nous roulons prudemment sur la piste de gravier, le sourire aux lèvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sympa le petit voyage à 4 !

Nous atteignons plus loin une route goudronnée et l’entrée du parc. Nous payons l’entrée et continuons sur une route sinueuse. Nous arrivons au parking, nos passagers sont frigorifiés. Il fait 9 °C. Nous traversons le parking et le voilà !! Immense !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous marchons sur les passerelles aménagées pour nous approcher de la masse de glace ! Tout est tellement immense que l’on peine à se représenter les dimensions. Par endroit, la glace atteint 70 mètres de haut ! Le glacier mesure 5 km de large et près de 60 km de long ! Gigantesque !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le paysage est irréel. Le glacier craque, des détonations résonnent ! En moyenne, il avance d’un à deux mètres par jour ! Par moment, des morceaux de glaces se détachent et tombent dans l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La scène semble se dérouler au ralenti, tant la chute est haute et longue !

Nous continuons notre balade sur le chemin aménagé puis nous profitons d’un banc pour écouter le glacier. La fréquence des craquements s’intensifie, le bruit est impressionnant. Soudain, un immense bloc se détache et s’effondre dans l’eau, provoquant une grosse vague.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes ébahis ! Quelle chance de voir un si gros bloc s’effondrer !

Nous terminons la boucle et retournons à un mirador pour pique-niquer. Nous découvrons ensuite un autre sentier, permettant de voir la face Nord du mastodonte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous restons à le contempler. A nouveau, les craquements s’intensifient et une zone en particulier semble sur le point de se détacher. De petits morceaux se décrochent….. la glace craque, se fissure et soudain :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Incroyable ! Un morceau gigantesque se détache ! Waouh !!

Nous reprenons notre marche pour atteindre un autre parking. Joanne et Pierre-Yves nous offrent l’apéro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons ensuite le chemin en sens inverse, sans cesser de contempler cette immensité blanche et bleutée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons finalement le site à 18h, après 8h à admirer le glacier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes tous ravis de cette journée, nous ne pensions pas voir de si gros blocs se détacher. Nous reprenons la route du retour et, sur les 20 derniers kilomètres, Adrien prête sa moto à Pierre-Yves, qui roule habituellement en Honda. Son sourire immense ne le quittera pas de toute la soirée. Comment rendre un homme heureux en 20 km ! Nous soupons à nouveau ensemble.

 

Le lendemain, nous nous quittons après une nuit ultra silencieuse et une grasse mat’. Nous rejoignons tous les 4 la ville d’El Calafate, mais par des moyens différents. Nous repartons à moto alors que Joanne et Pierre-Yves feront du stop. La piste n’est que très peu fréquentée, nous croisons les doigts pour eux.

 

Sur la piste, nous observons un énorme oiseau dans le ciel…. Un condor !!!! Arrêt photo, nous mitraillons l’énorme volatile qui se laisse porter par les courants !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons ensuite El Calafate et le musée Glaciarium. Nous avons choisi de le visiter sur recommandation de Joanne et Pierre-Yves. Nous passons d’une salle à l’autre et découvrons comment se forme les glaciers, l’histoire de leurs découvertes et les différentes expéditions scientifiques dans la région. Très intéressant. Nous avons adoré la station météo placée à l’entrée. Derrière la pierre suspendue, les indications suivantes :

 

 

 

 

 

Pierre mouillée = pluie

Pierre sèche = pas de pluie

Ombre sur le sol = soleil

Blanc sur le dessus de la pierre = neige

Pierre invisible = brouillard

Pierre se balance = vent

Pierre rebondi = tremblement de terre

Pierre sous l’eau = inondation

Pas de pierre = tornade

 

 

 

 

 

Nous rejoignons ensuite le camping situé au centre-ville et surprise ! Nous y retrouvons Joanne et Pierre-Yves. Ils n’ont pas eu à faire de stop, un membre du staff du camping se rendait en ville !

Rendez-vous est pris pour ce soir, restaurant à 20h ! Nous souperons une gigantesque parilla (barbecue géant) et partagerons des anecdotes de voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois-ci, nous nous quittons pour de bon ! Ils partiront tôt demain en stop en direction d’El Chaltén, au Nord, alors que nous filerons plein Sud pour rejoindre le Chili et la ville de Puerto Natales. Joanne et Pierre-Yves ne sont encore qu’au début de leur voyage de 18 mois, nous espérons les recroiser à leur retour en Suisse.

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Ci-dessus, une photo d'un panneau explicatif... Nous étions sur la bande de terre en bas du glacier.....

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A cet endroit, la glace culmine à 50 mètres..... c'est donc un morceau d'environ 20 mètres de haut qui se détache sous nos yeux !!

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