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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Salta à Santiago, par l'altiplano

Samedi 22 octobre 2016, nous quittons Salta pour rejoindre la petite ville de San Antonio de Los Cobres. Nous y avons déjà séjourné lors de notre boucle de 10 jours en duo. Elle se situe sur la route menant au village de Tolar Grande. Nous emportons chacun un bidon de 10 litres d’essence, les stations-service seront rares.

 

Nous roulons quelques heures sur une route goudronnée, parfois entrecoupée de zones de chantier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A midi, nous pique-niquons, la vue est superbe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous parvenons à San Antonio de Los Cobres, 3’775m, en début d’après-midi et décidons de tenter une feinte sur le prix de la chambre. Lors de notre premier séjour, la responsable ne se souvenait pas du prix exact annoncé la veille pour la chambre. En bon Suisses (trop) honnêtes, nous avions répondu 680 pesos. Cette fois-ci, Adrien se présente à la réception et explique qu’il souhaite une chambre et que nous avons déjà séjourné dans l’hôtel la semaine passée pour….650 pesos. Et ça marche ! Comme quoi, dans certains établissements, le prix est décidé à la tête du client. On nous informe qu’il y a un problème avec l’eau, cela sera bientôt réparé. Nous apprendrons par la suite que les gamins du village se sont amusés à frapper la conduite d’eau avec une barre à mine, jusqu’à ce qu’elle cède. Pas de douche aujourd’hui. Les militaires en poste dans le village sont réquisitionnés pour distribuer des bidons d’eau, assurant le strict minimum pour le fonctionnement des toilettes. Le prix de la chambre sera réduit pour s’excuser du dérangement. Estelle passera une bonne partie de l’après-midi à rédiger un carnet de route. Il nous faudra attendre une semaine pour trouver un wifi performant permettant de le publier.

 

Le dimanche, nous gravissons un col à 4’560m puis nous traversons une longue plaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La piste est en tôle ondulée, nous sommes secoués sur des dizaines de kilomètres. Nous continuons à travers un vaste salar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien à voir avec celui d’uyuni, ici le sel est recouvert de terre et le sol n’est pas plat !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, nous pique-niquons dans un virage, la vue est belle et des vigognes nous observent au loin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons ensuite le Desertio del Diablo, splendide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, c’est le salar del Diablo que nous traversons avant de gravir un petit col composé de 7 virages en épingles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons et atteignons la plaine entourant Tolar Grande. Nous parquons et les motos et découvrons les Ojos del Mar (Yeux de la Mer).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous y rencontrons deux retraités belges, Marie-Rose et Jacques. Nous parcourons ensuite les 8 derniers kilomètres nous séparant de Tolar Grande. Il est 15h, comme d’hab tout le monde fait la sieste. Nous tournons dans les rues du village à la recherche d’une chambre pour la nuit et croisons nos amis belges. Ils sont à la recherche de la propriétaire de la chambre qu’ils ont loué par Internet…..

Finalement, un habitant nous ouvre sa porte. La chambre à l’Hospedaje Copacabana coûte 280 pesos par personne et nous devrons partager les toilettes et la cuisine avec les proprios. On accepte par dépit, on en a marre de tourner en rond dans ce minuscule village (120 habitants). Après une demi-heure d’attente, la chambre est prête. Et bonne surprise, Adrien a mal compris les explications du proprio. C’est une maison entière qu’il nous loue ! Une cuisine équipée, un salon confortable, une belle salle de bain avec rideau de douche, une chambre et même un lave-linge ! Le luxe total à 3’500m ! La propriétaire nous offre même 4 empanadas qui sortent du four ! Miam !

 

Le lendemain, la propriétaire nous sert le déjeuner  (notamment du pain maison ultra ultra ultra consistant) puis file au travail. Nous laisserons la clé sur la table de la cuisine ! Nous remontons sur nos motos en direction du salar d’Arizaro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A nouveau, rien à voir avec Uyuni. Ici aussi, le sel est en partie recouvert de terre et le salar n’est pas plat, loin de là !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bosses d’environ 2m de haut s’enchainent, nous roulons vite, nous avons l’impression d’être sur un manège ! Nous contournons le Cono de Arita avant de gravir un col à 4’650m.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Durant la montée, Estelle s'ensable profondément....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La descente qui nous permet de rejoindre le hameau d’Antofallita (2 maisons) est difficile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pente est raide et les virages en tête d’épingle sont ensablés. Nous roulons prudemment, galérons et atteignons finalement le hameau. Nous y retrouvons à nouveau les retraités belges. La descente à bord de leur Duster de location a été bien plus facile. Nous repartons et en prenons plein les yeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vallée qui s’étire devant nous est sublime ! Face à nous, une étrange montagne gris-bleutée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, c’est une montagne rouge foncée que nous longeons. A proximité du village d’Antofalla, nous bifurquons et traversons la vallée dans sa largeur. La piste est sablonneuse, nous galérons pas mal mais gardons le cap. Ce qui n’est pas le cas du motard qui arrive en face d’Adrien. Il zigzague dans tous les sens et manque de le percuter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le second motard nous saluera rapidement de la tête (alors que nous faisons les malins et saluons de la main) et le troisième choisira de s’arrêter pour nous regarder passer. Arrivé au pied de la montagne, une grosse section de sable très profond nous attend. Estelle n’a pas envie d’essayer, c’est Adrien qui pilotera sa moto sur la vingtaine de mètres ensablés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous gravissons ensuite la montagne par une piste de graviers très étroite et très raide. Nous redescendons l’autre versant par un petit vallon peuplé de vigognes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons une nouvelle plaine immense et atteignons Antofagasta de la Sierra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous logeons à l’Hostal Incahuasi dont le propriétaire organise des tours en 4x4. Il attend d’ailleurs deux touristes belges. Nous retrouverons Marie-Rose et Jacques pour un apéro et souperons ensemble. Demain, ils partiront à la découverte du Campo de Piedra Pomez, un gigantesque champ de pierres ponces et de dunes. Ils nous proposent de les accompagner, mais le prix du tour nous parait excessif.

 

Le 25 octobre, nous quittons la ville et roulons durant 50 km sur une piste défoncée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons ensuite un haut-plateau. Le vent souffle très fort et nous observons une tempête de sable au loin. La piste semble la traverser, mais par chance elle bifurque juste avant. Derrière nous, la tempête souffle et devant, de petites collines retiennent d’épais nuages. Lorsque nous atteignons la zone nuageuse, le changement de climat est violent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En moins d’un kilomètre, nous perdons 14°C. Le brouillard est très dense, nos visières sont recouvertes de gouttes d’eau en quelques secondes. Nous grelotons, il fait 4°C. Au mesure que nous descendons, la température tombe jusqu’à 2,5 °C ! Petit à petit, nous quittons la zone de brouillard et atteignons une vallée sous les nuages. Il fait 7°C, nous pique-niquons rapidement, devant un beau paysage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons ensuite une route goudronnée et terminons notre journée à Bélen. Nous dormons à l’hôtel Gomez.

 

Le samedi, nous roulons sur une route goudronnée rectiligne jusqu’à atteindre la ville de Chilecito. Nous empruntons une piste en graviers et dans un virage serré, Estelle manœuvre mal et chute. Son pied est coincé sous la moto, impossible de se dégager. Il lui faudra attendre de longues minutes qu’Adrien remarque son absence et fasse demi-tour. Il soulève la moto pour dégager son pied. Rien de cassé, mais une botte bien amochée, une poignée de gaz tordue et un guidon à nouveau droit !

 

Nous atteignons et visitons la station numéro 2 de l’ancienne mine, désaffectée depuis les années 30.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le système de téléphérique est hallucinant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la ville située à 1’080m, une ligne de téléphérique de 35 km de long atteint la Mejicana à 4’603m d’altitude. Pour permettre l’extraction d’or, d’argent et de cuivre, ce sont neufs stations, 262 tours et même un tunnel qui ont été construit en 1904 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tout fonctionnant grâce à des moteurs à vapeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons ensuite une petite vallée et trouvons une cabaña à louer. Du même nom que le Rio Amarillo (rivière jaune) qui coule à côté, nous logeons dans une sublime maisonnette bien équipée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rivière voisine est très étrange, selon le gardien elle est fortement chargée en minéraux, notamment en soufre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons avec une seule moto pour découvrir la station numéro 3 du téléphérique. Nous parquons la moto dans la cour d’une ferme et marchons sur un kilomètre. L’installation est impressionnante !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A notre retour, nous découvrons que la moto d’Adrien a été recyclée. Elle sert désormais de poulailler !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous chassons les poules, saluons les lamas et retournons à notre cabane. Notre fin d’après-midi sera dédiée au nettoyage. Adrien se charge des motos, Estelle des équipements.  Adrien profite également des connaissances du gardien en électronique pour lui demander de réparer son support de GPS. Voilà plusieurs semaines qu’il ne charge plus. Nous devons charger le GPS toutes les nuits pour pouvoir l’utiliser dans la journée. Le gardien soudera un embout USB sur le chargeur ! Tip top !

 

Le jeudi, nous roulons durant 10 km pour rejoindre la ville. Nous visitons le musée de la mine et la station numéro 1, d’où le minerai était chargé dans des trains puis envoyé en Europe pour raffinage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous rendons ensuite dans une quincaillerie pour acheter quelques pièces (la fixation du tool tube d’Estelle est sur le point de lâcher). Le vendeur nous offre une partie de nos achats et deux t-shirts au nom de la quincaillerie, que nous ne mettrons jamais en Suisse !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous achetons aussi de la nourriture puis nous rentrons. Nous dinons puis nous réparons les motos. Nous roulons ensuite durant 20 km pour atteindre une mine d’or. Selon le gardien de la cabane, il est possible de voir les mineurs au travail. 5 km avant la mine, un panneau « propriété privé, entrée interdite » nous décourage de continuer. Nous rejoignons la vallée et nous nous promenons au bord de la rivière jaune. Nous passons une soirée tranquille et une nuit très calme.

 

Le lendemain, nous roulons en direction de Rodeo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous décidons de ne pas visiter le parc national Talampaya. Le prix de l’entrée est cher et la visite doit se faire en bus…. Nous continuons jusqu’au parc national Ischigualasto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous y pique-niquons, observés par 3 renards à l’affut de restes de nourritures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici aussi, la visite se fait en groupe et nous n’avons plus assez d’essence pour nous engager dans la longue boucle touristique. Nous renonçons. La route slalome ensuite en descente dans un canyon et rejoint les rives d’un lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous dormirons seuls dans un camping venteux.

 

Le 29 octobre, nous prenons la route en direction de Barreal. En chemin, nous croisons un autre motard. C’est Anton, il est autrichien et voyage en 1200 GS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous discutons pendant plus d’une heure en pleine pampa. Nous échangeons nos coordonnées et reprenons la route.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, sur une piste, 3 petites poules sauvages traversent en courant. Estelle approche et les suit. Elles courent en suivant la piste. Soudain, la première décide de bifurquer à angle droit pour rejoindre le bord de la piste. Alors que la deuxième suit, Estelle remet les gaz. Au même moment, la troisième s’encouble, roule-boule et repart en zigzaguant. Estelle plante sur les freins pour l’éviter et perd l’équilibre au moment de s’arrêter. Une chute de plus à l’arrêt ! Arrivés à Barreal, beaucoup d’établissements affichent complets. Nous trouvons une chambre plus que limite à l’Hostal Jorge. La salle de bain est dans un état lamentable, on se douchera en tongs pour ne pas toucher le sol immonde. Les parties communes sont à l’abandon.

 

Le dimanche, nous roulons jusqu’à Upsallata.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous trouvons une chambre à l’Hostal Cerro de Cobre. Après un repas gargantuesque en ville (grillade énorme pour deux), nous profitons de la fête du village pour nous balader au centre-ville et manger une barbapapa.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Drôle de surprise, ici elle ne colle pas mais a exactement le même goût qu’en Suisse. De retour à l’Hostal, nous faisons une lessive, publions un carnet de route et la compilation vidéo de la Bolivie (enfin un wifi digne de ce nom !).

 

Le 31 octobre, nous partons à 10h, il fait 16°C. Nous partons de 1’751m et avons un col de haute altitude à franchir pour atteindre le Chili. Nous avons rendez-vous demain à Santiago pour changer nos pneumatiques. Petit à petit, la température baisse. Arrivés à 2’000m, nous observons une zone de brouillard au loin. La température continue de chuter. A 2’500m, il fait 0°C et nous atteignons la zone de brouillard, qui n’en est pas une ! En fait, il neige !!! Incroyable ! En termes de climat, nous aurons TOUT eu !! On rigole, mais pas longtemps… il fait rapidement -4°C et la neige tient sur nos visières et nos motos. La route est salée, on roule super prudemment. A la sortie d’un tunnel, les deux motards devant Adrien ne ralentissent pas. Juste à la sortie du tunnel, une bande de deux mètres de neige entrave la route. Le premier motard plante sur les freins et se couche avec sa passagère. Le second, trop proche, fait un écart pour les éviter et sort de la route. Il tombera presque à l’arrêt en percutant un rocher. Adrien serre l’embrayage et passe la zone enneigée. Il fait ensuite demi-tour pour prévenir Estelle, qui arrive quelques mètres derrière. Après avoir retraversé la zone piégeuse, nous nous arrêtons et aidons les motards. Pas de bobos, mais les freins avant et arrière du premier pilote sont foutus. Adrien aide le second à rejoindre la route et nous continuons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous grelottons et atteignons difficilement le poste de douane après un passage à 3’500m. A la douane, un agent nous dit d’entrer dans la zone couverte. 5 mètres plus loin, son collègue nous refuse l’entrée, nous devons parquer à l’extérieur. Alors qu’Adrien parlemente avec le douanier, un touriste s’approche d’Estelle et lui demande : Où peut-on acheter des casques de moto au Chili ??? Non mais, tu déconnes ou quoi ???? Ouvre les yeux boulet !! On est à plus de 3’000 mètres d’altitude, il fait -4°C, il neige, j’ai hyper froid et je suis en moto !! Elle lui répondra un peu sèchement qu’elle n’en sait rien car elle vient de Suisse ! Il partira en s’excusant. Nous parquons ensuite les motos à l’extérieur et commençons les démarches à l’intérieur de l’immense bâtiment. Les douaniers chiliens sont en grève. Ils ne travaillent qu’une heure sur deux. Bordel monstre. Nous passerons par 4 guichets différents pour sortir d’Argentine et entrer au Chili. Après plus d’une heure trente, nous remontons sur nos motos. Il ne neige plus et il fait désormais -2°C. Nous nous présentons au poste de contrôle sanitaire. Les Chiliens refusent l’entrée de tous les aliments frais sur leur territoire (viande, fromage, graines…) et même certains types de bois. Nous sommes en règles, nous pouvons continuer après inspection de deux valises latérales et des sacs à dos. Au poste de contrôle de sortie, on nous informe qu’il manque un tampon sur le document d’importation de la GS d’Adrien. GRRRRR, mais quelle bande de nuls ces douaniers ! Ils tamponnent toute la journée et ne sont même pas foutus de faire cela correctement !! Retour dans le grand bâtiment et obtention du tampon manquant.

 

Nous quittons la zone de douane et nous nous engageons dans une descente raide. Nous parcourons les virages en têtes d’épingles très lentement et atteignons enfin une altitude plus correcte. Nous atteignons la plaine et la ville de Los Andes, il fait à nouveau 16°C. Nous logeons à l’hôtel Rucahue et faisons le tri dans les affaires que nous devons déposer à Valparaiso. Nous avons trop de matériel et de souvenirs avec nous, nous profitons donc de ce séjour Chilien pour passer chez Martina (qui organise l’envoi des motos) et lui déposer quelques affaires. Nous avons rendez-vous demain à Santiago pour changer nos pneumatiques.

 

Le 1er novembre, nous prenons l’autoroute à péages et roulons jusqu’à la capitale. Après 90 km, nous arrivons au garage avec 10 minutes d’avance. Le gardien de l’immeuble nous informe qu’aujourd’hui est un jour férié et que le garage est fermé. Nous répondons que nous avons un rendez-vous et une confirmation par email depuis 10 jours. A 10h15, toujours personne. Nous discutons de tout et de rien jusqu’à 11h avant de nous rendre à l’évidence. Ces idiots nous ont posé un lapin ! Le gardien nous propose de parquer une des motos dans le garage souterrain, ce qui nous permettra d’économiser de l’essence et des frais de péage. A 11h30, nous repartons avec la moto d’Adrien. Nous roulons via l’autoroute jusqu’à Valparaiso. Chez Martina, nous déposons nos affaires et discutons durant 2h, notamment avec deux pilotes allemands qui attendent de récupérer leurs motos. Ici aussi, la douane est en grève. Nous retournons ensuite à notre hôtel.

 

Le lendemain, rebelote, autoroute, péages et 90 km jusqu’au garage Moto Aventura Center. Cette fois-ci, il est ouvert ! Nous récupérons la moto d’Estelle dans le garage souterrain et le gardien informe le responsable du garage que nous sommes venus hier et avons glandé durant 1h30. Il est désolé, ils sont débordés en ce moment et ont « oublié » que le 1er novembre était férié !

 

Nous patientons jusqu’à 11h que le mécano se charge de nos GS. Il gère le magasin, l’atelier et répond aux questions des clients durant l’absence du manager. Il n’avance pas vite, vraiment pas vite…. Nos Heidenau affichent environ 15'000 km !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes enchantés par leur durée de vie, exceptionnelle. Nous repartirons du garage à 14h15. Le montage (presque 100 CHF) nous est offert en dédommagement. Il est trop tard pour repasser la douane et atteindre l’Argentine, nous passons donc une nuit de plus au Chili. De retour à Los Andes, nous mangeons une glace et achetons une paire de lunettes de soleil pour Adrien. Il a perdu les siennes il y a un mois.

 

Demain, nous retournerons en Argentine. Nous suivrons ensuite la Ruta 40 pour atteindre la Patagonie, puis la Terre de Feu et enfin Ushuaïa, à l’extrême Sud du continent.

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