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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Nord Ouest Argentin, en duo

Avant de débuter le récit de ce vingtième carnet, nous souhaitons remercier très chaleureusement  notre famille, nos amis et nos collègues pour leurs messages suite à nos mésaventures ! Nous avons traversé des moments difficiles et notre moral était au plus bas. Vos encouragements nous ont aidé à retrouver le sourire et à penser « positif ». L’aventure continue et nous sommes heureux de vous annoncer que ce nouveau carnet sera bien plus joyeux que le précédent.

Bonne lecture, bises

Estelle & Adrien

 

Mardi 11 octobre 2016, nous sommes à 8h tapantes devant le garage BMW. Nous sommes reçus par le responsable de l’atelier, en chemise blanche et chaussures vernies. On appréhendait déjà l’horrible ambiance chic et classe de BMW, on n’est pas déçu. Bloc note en main, il note précisément les problèmes que nous lui exposons pour chacune des GS. Nous nous rendons ensuite dans son bureau pour faire le point. Pour la GS d’Estelle, il faut changer tout le maitre-cylindre pour remplacer le bocal de frein. Prix sans le montage : 666 CHF ! On croit rêver !! Toutes les pièces détachées importées en Argentine sont soumises à une taxe de 40%.

 

Il n’est pas possible de remplacer uniquement ce vulgaire bocal en plastique. Du coup, on refuse la réparation. Pour le problème de gaz, ils doivent investiguer, idem pour tous les problèmes de la GS d’Adrien. Nous devons revenir à midi et demi. Nous retournons à l’hôtel et farfouillons sur le net pour trouver des pièces alternatives. Nous contactons le père d’Adrien, qui rejoint un garage BMW en Suisse à la recherche de renseignements. Le gérant de l’hôtel nous informe de la présence d’un magasin de pièces détachées moto au centre-ville. Il appelle le magasin, ils ont effectivement des alternateurs en stock. Il est 10h30, Adrien part rapidement pour comparer le prix des pièces. Trop rapidement….. Il ne remarque pas la porte fenêtre vitrée fermée, placée avant une porte en bois ouverte….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conséquences : une grosse bosse sur le front et la porte d’entrée de l’hôtel totalement fissurée par son genou ! Le gérant est désolé et dépité : il a installé cette porte il y a deux semaines et est en attente d’autocollants à apposer dessus. 

Après une pause avec des glaçons sur le front, il repart, en ouvrant la porte, pour le centre-ville. Estelle en profite pour faire des recherches sur son assurance RC. A midi, il revient dégouté. Il a marché près de 5 km mais le responsable du magasin n’était pas présent. Nous retournons donc au garage BMW sans prix comparatif.

 

Etat des lieux :

GS d’Estelle : après contrôle du frein chinois (acheté 10 CHF en Bolivie et adapté pour une 250 cm3), il s’avère qu’il n’est pas suffisamment puissant pour cette moto. Merci, on s’en doutait. Estelle refuse de payer 666 CHF pour un bocal de frein en plastique, elle continuera avec son frein chinois. Au vu du prix exorbitant des pièces, elle décide de pas remplacer le clignotant cassé (qui clignote toujours) ni les pontets tordus. Le problème des gaz provient de la pompe à essence : elle est morte, de même que le relais qui doit être changé préventivement. A 35'000 km…… BMW ne rime plus avec durabilité…… Avec le nouveau filtre à huile et la vidange, la facture s’élève à 1’190 CHF. Aïe !

 

GS d’Adrien : le régulateur (pas d’origine BMW, monté par Adrien après nos vacances en Croatie suite au remplacement de l’alternateur après notre séjour en Islande…. Tout le monde suit ?) s’est décollé du ventilateur et a cramé. Ce qui a entrainé la mort de l’alternateur, puis la décharge de la batterie. Le ventilateur du radiateur s’est bloqué (caillou, crasse ?) et son moteur a grillé. Le joint de cache-soupape fuit, il faut le remplacer. Ils vont d’ailleurs en profiter pour contrôler le jeu des soupapes. Avec le nouveau filtre à huile et la vidange, la facture s’élève à 2’700 CHF. Outch !

 

C’est ici que commence véritablement notre haine envers BMW et sa politique en matière de pièces détachées. Le bocal de frein est cassé : il faut changer tout le maître-cylindre. Le moteur du ventilateur a cramé : il faut changer le moteur et le ventilateur. La pompe à essence est morte : il faut changer la pompe, le filtre, le relais, les tuyaux…. Systématiquement, il faut TOUT changer alors qu’une seule minuscule pièce est cassée. Nous sommes dégoutés. Le père d’Adrien s’est rendu chez BMW Crissier et Vuadens : impossible d’obtenir des pièces vraiment détachées, même en Suisse. La colère gronde, Estelle envisage sérieusement un courrier incendiaire à BMW Suisse. Leur politique va à l’encontre de leur publicité : moto aventurière ! Quelle aventure ?? Celle de nos cartes de crédit qui surchauffent ? Ou celle de l’aventurier qui continue son périple avec une moto scotchée de partout car il préfère dépenser 10 fois moins en achetant des pièces détachées non BMW de retour en Suisse ?

 

Après ce coup de gueule, nous recevons tout de même une bonne nouvelle : la moto d’Estelle peut être réparée aujourd’hui, celle d’Adrien le sera dans 10 jours.

 

Nous décidons donc de partir à la découverte du Nord Ouest Argentin avec une seule moto. Nous reviendrons chercher celle d’Adrien le 21 octobre. Début de la course : il faut réorganiser nos affaires, acheter des provisions, créer un itinéraire de 10 jours et publier un carnet de route ! Pendant qu’Estelle ouvre tous nos sacs dans la chambre d’hôtel, Adrien fait un tri sélectif des outils et des pièces de rechange à emporter. Une évidence s’impose : impossible de transporter notre matériel de camping ni de cuisiner. Ce sera donc hôtel, pic-nic froid à midi et restaurant le soir. Nous emportons chacun un pantalon, un pull, une veste, une doudoune, 5 t-shirts et nos baskets. Avec la trousse de toilette, le matériel électronique, les doublures de nos équipements moto et les combis pluie, la moto est chargée au maximum. Nous gagnons un peu de place en échangeant nos sacs de réservoirs. Un seul sac à dos avec 3 litres d’eau et nous voilà prêts !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A 17h30, retour au garage pour récupérer la GS d’Estelle. Elle n’est pas là, ils sont allé la laver « pour qu’elle ressemble à une moto ». GRRRRRRR !!!! Mais quelle mentalité de M chez BMW !! C’est une moto pour l’AVENTURE ! Donc on roule en offroad…. Donc elle est sale ! Ben oui, sale, pas propre, utilisée quoi !

 

Nous patientons dans le « lounge » puis nous sommes reçus dans une salle de réunion avant d’atteindre le bureau « caisse ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous payons la facture (aïe encore) puis nous récupérons une GS toute brillante…. Elle ne le sera plus dans moins de 24h…. Alors qu’Estelle démarre, elle remarque un voyant rouge sur le tableau de bord. Selon le mécano, c’est parce qu’il y a de l’eau dans le compte-tour ! Il devrait s’éteindre prochainement…..

 

Arrivé à l’hôtel, nous constatons que les valises latérales sont inondées, idem pour la partie supérieure de la pompe à essence placée sous la selle….. le nouveau relais baigne dans l’eau…. Ils l’ont lavée ou inondée ?

 

Mercredi, nous laissons une bonne partie de nos affaires à l’hôtel et prenons la route en direction de Purmamarca. Le voyant rouge s’allume et s’éteint par intermittence (il s’éteindra définitivement à midi). La route 9 zigzague dans une superbe forêt subtropicale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est désormais à l’ordinateur de bord de pécloter… il s’éteint puis se rallume alors que le moteur est en marche…. Ça promet. Nous traversons ensuite un magnifique paysage montagneux. Nous changeons régulièrement de place sur la moto. Celui qui est derrière a mal aux fesses et a surtout peur. On n’apprécie que très moyennement notre passage à l’arrière en « sac de sable ». La conduite de l’autre est différente…. Du coup, le passager tente de se focaliser sur le paysage plutôt que de s’inquiéter de la route !

 

Arrivés à Purmamarca, nous découvrons la montagne aux 7 couleurs. Après avoir trouvé une chambre dans un Hostal, nous parcourons à pied les 3 km entourant le mont coloré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les couleurs sont sublimes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous grimpons ensuite sur la colline offrant un point de vue superbe sur le village et sa belle montagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons ensuite le marché de souvenirs et Estelle achète un nouveau porte-clés lama.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier (acheté à Atacama) est bien usé. Il a perdu son chargement et ses yeux… il doit nous porter la poisse !

Comme prévu, nous soupons au restaurant puis nous rejoignons notre lit douillet.

 

Le 13 octobre, nous continuons notre route jusqu’à Humahuaca.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ordinateur de bord ne s’allume plus…. Les paysages incroyables se succèdent, les arrêts photos sont incessants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé au village, nous trouvons une chambre à l’Hostal la Soñada. Belle découverte ! La chambre est géniale, le patio commun très bien entretenu et détail qui tue : il y a un rideau de douche dans la salle de bain ! Cela fait des semaines que nous n’en n’avions plus vu un. Pour économiser de la place, les hôtels argentins proposent des salles de bains minuscules. Du coup, on se douche entre le lavabo et le WC et on inonde toute la pièce. Le rideau de douche, c’est le luxe !

 

Nous pique-niquons puis Adrien démonte le tableau de bord. Il est rempli d’eau. La vitre du compte-tour est cassée depuis la chute d’Estelle dans le Sud Lipez. Depuis, un scotch bouche le trou. Nous avons lavé les motos à plusieurs reprises, il a plu et jamais une goutte ne s’est infiltrée. Est-ce que BMW lave les motos à la lance à incendie ? Énervée, Estelle envoie un mail au responsable de l’atelier à Salta en exigeant une réparation ou un remplacement sans frais. Réponse : nous sommes désolés de cet inconvénient et ferons tout notre possible pour trouver une solution lors de votre retour au garage. Super…. Il nous reste 8 jours : pas d’indication de vitesse, pas de jauge à essence, pas d’info sur d’éventuels problèmes moteur…

 

Nous partons ensuite à la découverte du marché artisanal qui se tient sur la place du village. Nous trouvons de très beaux objets en bois de cactus. Nous sommes à 3’000 mètres, les habitants utilisent depuis toujours le bois du cactus candélabre (le même que dans les westerns : grand, long, avec des bras !) pour construire du mobilier et en partie pour la construction des maisons. Déception, il est interdit d’entrer au Chili avec du bois de cactus. Il risque de contenir des vers ou des parasites. 

 

Nous marchons ensuite jusqu’à un sanctuaire dédié à la Vierge. Le sanctuaire ne nous intéresse absolument pas, par contre le point de vue attenant permet d’observer tout le village et les montagnes environnantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous retournons ensuite dans le village et mangeons une glace. Et oui, nous sommes bien à 3’000 mètres…. Mais il fait 25 degrés. Pas de raison de se priver !

Nous passons une fin d’après-midi tranquille et soupons au restaurant.

 

Vendredi, nous enfourchons la moto et gravissons une route escarpée pour rejoindre le mont Hornocal. Nous payons l’entrée du parc (une seule moto, c’est moins cher !) puis nous atteignons un premier mirador ! Epoustouflant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La montagne aux 14 couleurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une descente abrupte nous permet d’accéder à pieds à un second mirador. Les photos s’enchainent, le spectacle est incroyable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous grignotons une branche de céréales puis nous entamons le chemin du retour et la montée. Nous sommes à 4'350 mètres. Le souffle court, nous remontons péniblement la côte. Tout équipés et bottes de motos aux pieds, nous suons à gravir cette pente….

Nous remontons ensuite sur la moto pour atteindre un troisième point de vue…. Mauvaise surprise, nous n’avons plus de frein à l’avant…. Estelle, en passager, est tendue. Adrien roule prudemment jusqu’au parking. Nous sommes ici parfaitement en face de la montagne multicolore, c’est grandiose ! Nous restons assis de longues minutes à observer cette merveille de la nature.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après inspection du frein avant, il s’avère que la vis de purge est mal serrée, le liquide de frein fuit. Nous n’avons pas l’outil adapté pour resserrer, nous voilà obligé de faire 50 km de descente (1’300 m de dénivelés), sur une piste de graviers et à deux dessus, sans frein avant. Nous soupçonnons fortement les mécanos BMW d’avoir mal resserré la vis lors de leur contrôle du frein ! Mais quelle bande de bracaillons !! Après l’inondation, voilà qu’ils resserrent mal les vis ! On s’inquiète de la suite des évènements !

 

Après une longue et lente descente, nous atteignons enfin Humahuaca ! Adrien file directement dans un garage moto. Le mécano découvre pour la première fois le système de double freins à l’avant, il n’est donc pas d’une très grande aide. Cependant, il possède l’outil adapté et du liquide de frein. Adrien répare, lui offre quelques sous pour le prêt des outils et liquide puis retourne à l’Hostal.

Nous nous offrons une nouvelle glace. A 2 CHF le cornet de 3 boules, on se fait plaisir. On découvre également la composition de l’arôme «  chocolate suizo ». Il s’agit de chocolat avec du dulce de leche (confiture de lait, sorte de caramel) !! On est mort de rire ! Un arôme chocolat suisse avec du dulce de leche ! Mais n’importe quoi ! Ah que le bon chocolat suisse nous manque……

 

Le 15 octobre, nous ne pouvons pas faire le plein à Humahuaca. L’électricité est coupée dans tout le village, la station-service est à l’arrêt. Selon nos calculs (pas de jauge à essence sans ordinateur de bord), nous avons suffisamment de carburant pour rejoindre la prochaine station. Nous prenons la route en direction de La Quiaca, ville frontière avec la Bolivie. A nouveau, les paysages magnifiques se dévoilent au fil des kilomètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant la frontière, nous bifurquons pour rejoindre le minuscule village de Yavi. Nous croisons de nombreux lamas, Estelle est ravie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous logeons à l’Hostal Pachamama, dans une maison traditionnelle en pisé. Les murs sont en terre et en paille, les poutres en bois, maintenues par des lanières de cuir. L’eau chaude est produite grâce à un feu de bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons à pied à la découverte des environs. Le peu d’eau présent dans la région est intelligemment dévié via des canaux et des bisses pour irriguer les cultures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un repas dans un restaurant local, nous retournons à l’Hostal. La propriétaire organise une fête d’anniversaire. Notre chambre est voisine de la salle de fête. A 23h30, Adrien va râler. Nous avons payé pour dormir ! La proprio s’excuse et nous promet que la fête se terminera à minuit. Cela ne sera pas vraiment le cas, mais nous finirons tout de même par nous endormir.

 

Le dimanche, nous reprenons la route en sens inverse, traversons La Quiaca et débutons la célèbre route 40.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Longue de plus de 5’000 km, elle permet de rallier la Patagonie ! Les paysages sont toujours aussi beaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous croisons des centaines de lamas et faisons la course avec un groupe de vigognes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’arrière, Estelle souffre de l’état de la piste. Les passages de tôle ondulée sont nombreux, de même que les portions sablonneuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 250 km, elle n’en peut plus et décide d’inverser les rôles, malgré son appréhension à piloter sur une piste parfois piégeuse avec un passager. 50 km plus loin, nous atteignons le village de Susques, à 3’700m.

Nous tournons dans les rues à la recherche d’un hôtel. Tout est fermé, personne ne nous ouvre. Les gens interrogés dans la rue sont peu accueillants. Nous sortons donc du village à la recherche d’un hébergement. Après quelques kilomètres, nous trouvons un hôtel et déchantons. Le prix de la chambre est fixé à 53 CHF ! La propriétaire nous informe qu’il y a un autre hôtel ouvert à quelques kilomètres, à côté d’une station essence. Pendant qu’Estelle fait le plein, Adrien se renseigne sur le prix d’une chambre double. Ici, le prix grimpe à 60 CHF. Dépités, nous retournons à l’hôtel précédent (Hôtel Unquillar) et payons une chambre. Le budget de la journée a explosé. Alors que nous déplaçons la moto à l’arrière de l’hôtel pour la nuit, nous découvrons la monture d’un pilote bien moins chanceux que nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dégâts total pour la moto de ce pilote brésilien. La propriétaire de l’hôtel ne connait pas son état de santé mais nous éclaire sur la fermeture de tous les hôtels. Aujourd’hui, c’est la fête des mères en Argentine. Tous les commerces ferment et les gens rendent visite à leurs mamans. Bonne fête des mères argentines à nos mamans chéries !

 

Le 17 octobre, nous rencontrons deux américains de Miami sur le parking de l’hôtel. Nous papotons longuement. Nous continuons ensuite notre avancée sur la route 40.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la traversée d’une immense plaine à 3’700m, nous nous faufilons dans un superbe canyon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous grimpons ensuite jusqu’à 4'500 mètres. Nous passons à proximité d’un volcan puis nous découvrons une magnifique montagne violette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons ensuite de 300m pour atteindre le viaduc de La Polvorilla. C’est ici que passe le Train des Nuages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous gravissons péniblement les 64 mètres de dénivelés qui nous séparent de ligne ferroviaire, le souffle court. Pas facile de marcher en montée à 4'200 mètres !

Nous parcourons ensuite les 16 kilomètres qui nous séparent de San Antonio de Los Cobres. Nous trouvons une chambre à l’hôtel El Portal de Los Andes. Un vent glacial souffle dans les rues, soulevant des nuages de poussières. Nous passerons la nuit à 3’700m.

 

Mardi, nous gravissons les 50 km de route pour atteindre le plus haut col de notre voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Paso Abra del Acay, qui culmine à 4’895m. Ou 4’995m si l’on en croit la modification du panneau. Ou 4’964m selon le GPS. Bref, on est haut !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vent est glacial mais la vue splendide !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A proximité, un tas de pierre permet de faire des offrandes à la Pachamama. Selon les croyances andines, la Terre-Mère régit l’environnement humain dans son ensemble et constitue la base de tout. En lieu et place de l’alcool ou des feuilles de coca offerts à la Pachamama, Estelle décide de lui offrir son premier porte-clés lama. Il nous portera désormais chance ! Avec une vue aussi magnifique, c’est un bel endroit pour loi offrir une deuxième vie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons ensuite rapidement sur la moto pour fuir la température glaciale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La piste devient très étroite et c’est précisément là que nous croisons le seul véhicule de tout le col : un camion. Les valises latérales frôlent dangereusement la falaise, on n’est pas très rassuré. Nous atteignons ensuite une plus large vallée entourée de montagnes roses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 100 km, nous rejoignons finalement le village de Cachi à 2’280m. Nous choisissons une petite maison « Cabaña El Fuerte ». Voyant notre air sceptique face au tarif, la propriétaire fera baisser le prix de 100 pesos pour atteindre 33 CHF. Tout le luxe d’une petite maison moderne aux abords de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous soupons au restaurant Oliver Resto Wine et profitons des connaissances du propriétaire motard pour obtenir des informations sur une future destination. Le village de Tolar Grande que nous rejoindrons après avoir récupéré la moto d’Adrien.

 

Le lendemain, nous faisons le plein d’essence et rejoignons le Parc National Los Cardones (les cactus).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le paysage est superbe !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons ensuite la Cuesta del Obispo. Une immense mer de nuage s’étire devant nous. Dessous, c’est la région de Salta !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous entamons une longue descente sur du goudron, bientôt remplacé par une piste caillouteuse. Arrivé à 40 km de Salta, nous changeons de pilote et faisons demi-tour. D’autres merveilles nous attendent plus loin, mais le franchissement de ce col était une étape intéressante. De retour au milieu du Parc National, nous bifurquons pour emprunter une piste rejoignant le village de Molinos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 230 km, la moto s’éteint. Est-ce que nos calculs de consommation et de distance étaient justes ? Au bruit, il reste de l’essence dans le réservoir. Par précaution, nous ajoutons les deux bidons de 2 litres. La moto redémarre mais les 8 km jusqu’à Molinos sont chaotiques. La moto cale, redémarre, cale, redémarre. La station-service du village est fermée. La prochaine est à 50 km, à Angastaco. En roulant tranquillement, nous pouvons l’atteindre. Le trajet sera ponctué de calages et de redémarrages intempestifs…… géniale la nouvelle pompe à essence ! On est contents d’avoir dépensé 1’200 CHF pour tomber en panne après 1'000 km. Notre retour chez BMW s’annonce tendu.

 

Arrivé à Angastaco, minuscule village de 900 habitants, la station essence est également fermée : il est 15h, c’est l’heure de la sieste. Selon nos recherches, il y a deux auberges dans le village. La première affiche un panneau fermé et nous n’avons pas l’adresse de la seconde. Les habitants nous font tourner en rond dans le village. C’est la maison à deux étages ! Laquelle ? A côté de la pharmacie ! Quelle pharmacie ? Là-bas, par ici, par là ! Un homme nous dit ensuite de nous rendre derrière la première auberge, c’est là que le propriétaire de la seconde auberge travaille. Nous trouvons un atelier d’ébéniste et l’artisan nous dit de nous rendre à la première auberge ! Mais elle est fermée ! Il traverse donc le jardin et la cour intérieure de l’auberge et trouve le propriétaire. Oui, c’est ouvert ! Mais il y a un panneau fermé sur la porte d’entrée ! Oups, il a oublié de le retourner ! Nous obtenons une chambre simple dans ce Hostal nommé El Cardon.

En fin de journée, Adrien retourne à la station-service. Le pompiste mettra 7 litres dans la moto. Nous n’étions donc pas en panne d’essence. Nouveau problème à régler chez BMW. Nous soupons dans un Comedor local pour 14 CHF.

 

Jeudi, nous reprenons la piste en direction de Cafayate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes époustouflés par le paysage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INCROYABLE ! Nous faisons des dizaines de photos et filmons avec la GoPro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à Cafayate, nous nous baladons dans le centre-ville. Nous rejoignons ensuite la route goudronnée et traversons la Quebrada de Cafayate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A nouveau, le paysage est splendide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons ensuite la Garganta del Diablo (gorge du Diable)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

puis nous roulons jusqu’à Coronel Moldes. Nous logeons à l’hôtel El Creston en compagnie de 5 musulmans en tenue traditionnelle. Ils détonnent un peu dans le village et sont très rigolos. Ils visitent les communautés musulmanes locales.

 

Finalement, les problèmes mécaniques de nos GS nous ont permis de découvrir des paysages incroyables ! Une partie de l’itinéraire effectué durant ces 10 jours n’était pas au programme initial de notre voyage. Beaucoup de personnes de notre entourage nous l’avaient dit : il y a toujours du positif dans le négatif ! Ils avaient raison : une moto en panne permet un superbe séjour en duo dans le Nord Ouest Argentin.

 

Vendredi 21 octobre, 70 km nous séparent de Salta et du garage BMW. La moto n’a pas posé de problème hier, nous espérons qu’elle tienne jusqu’au garage. A Salta, nous faisons un rapide détour par le centre-ville pour acheter des bouteilles de gaz puis nous rejoignons le chic garage BMW. Il est 11h, la moto d’Adrien sera prête à 16h. Nous informons le responsable d’atelier des problèmes de gaz sur la GS d’Estelle. Il nous demande de revenir à 16h avec la moto. Nous passons notre après-midi à réorganiser tout notre matériel et faisons une lessive. Adrien retourne au centre-ville pour échanger des dollars au marché bleu. Le taux est très intéressant et nous gagnons 73 dollars pour 2’000 dollars échangés par rapport au taux officiel.

 

A 16h, retour chez BMW. La moto d’Adrien n’est pas encore prête, ils ont de la peine à remonter les barres de renforts tordues (hihi). Nous laissons la GS d’Estelle sur place et convenons d’un nouveau rendez-vous à 17h30. Le garage ferme à 18h. Nous en profitons pour acheter de la nourriture pour les prochains jours.

 

A 17h30, bilan : la moto d’Adrien est au lavage (ou inondation, c’est selon), celle d’Estelle en cours de test. Nous patientons dans le « lounge ». A 18h15, bilan : l’ordinateur est mort mais ils le remplacent gratuitement (oh le choc nerveux !! Il a dit gratuit ! GRATUIT) par un autre d’occasion. Ils rechercheront ensuite la panne de gaz. 18h30 (le garage est fermé depuis 30 minutes mais tout le monde s’active encore), l’origine de la panne est trouvée. C’est un court-circuit dans le comodo contrôlant l’arrêt d’urgence de la moto. Un coup de spray anti-court-circuit et c’est bon. A 18h45, le responsable d’atelier nous informe qu’ils n’arrivent pas à configurer entièrement l’ordinateur de bord. Le modèle d’occasion est plus récent et possède des options non compatibles avec la « vieille » GS d’Estelle. En résumé, la moto affiche 5’000 km (cool ! 31'000 de moins qu’en vrai). Les kilomètres clignotent, signe que le kilométrage est faux. Deux erreurs s’affichent également en permanence : problème avec le réglage automatique des suspensions (y’a pas de réglage automatique) et problème avec l’anti-patinage (y’a pas non plus).

 

Pendant que nous payons les réparations sur la GS d’Adrien, elle revient du nettoyage…. Mais sans la grille de protection du phare avant….. Le responsable d’atelier s’énerve sur ses employés et l’un d’eux repart en ville chercher la pièce. Nous quittons finalement le garage à 19h30…. Long vendredi pour les employés BMW. Nous sommes satisfaits que le remplacement de l’ordinateur n’ait pas été facturé. Bon point pour BMW.

 

Nous rééquipons nos motos dans le jardin de l’hôtel, nettoyons les filtres à air et graissons les chaînes. A 21h, nous sommes fin prêts pour repartir à l’aventure !

 

Nous quitterons demain Salta pour rejoindre le village de Tolar Grande. Nous suivrons ensuite la Route 40 plein Sud pour rejoindre la Patagonie et Ushuaïa. Nous ferons également un rapide détour par le Chili et la ville de Santiago pour remplacer nos pneumatiques. Nos Heidenau affichent 12'000 kilomètres, nous sommes enchantés par leur durabilité. Nous monterons le même modèle au Chili pour la deuxième moitié de notre périple.

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