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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Sud du Paraguay

Dimanche 18 septembre 2016, nous passons notre après-midi à profiter de la plage et du climat estival.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En soirée, nous nous attablons pour le souper sous un grand toit de chaume. Soudain, un vent violent se lève. La température dégringole. Nous finissons notre assiette en vitesse et nous nous réfugions dans notre chambre. Il n’y pas de vitre sur l’unique fenêtre, uniquement un volet et le toit est en tôle. Durant la nuit, un violent orage éclate. Il tombe des trombes d’eau, le bruit sur le toit est assourdissant. L’isolation est inexistante, la froid pénètre dans la chambre par tous les interstices entre les planches de bois. Des éclairs zèbrent le ciel, un déluge s’abat durant de nombreuses heures.

 

Le lendemain matin, nous ressortons les pantalons et les pulls, il fait à peine 12 degrés. Tout est détrempé et il continue à pleuviner. Après le déjeuner, nous partons nous balader en forêt. Nous croisons des papillons, des grenouilles et 3 chevaux semi-sauvages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fin de matinée, la pluie cesse enfin et nous pouvons bricoler la GS d’Estelle. Pendant qu’Adrien démonte entièrement la pompe à essence (selon nos recherches et les différents tests effectués jusqu’ici, soit c’est un problème électronique, soit c’est la pompe qui est bouchée ou cassée). Pendant ce temps, Estelle rédige un nouveau carnet de route. Après inspection complète, la pompe à essence n’a rien, le filtre n’est pas bouché, les connecteurs électriques fonctionnent et il n’y a pas de sable au fond du réservoir. Adrien remonte le tout. Nous verrons bien si les problèmes de gaz continuent ou pas.

 

Durant l’après-midi, nous profitons du retour du soleil et partons à la découverte d’un autre sentier de randonnée et nous débusquons un pic « punk ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une belle nuit étoilée, nous reprenons la piste en sens inverse. L’orage a créé d’énormes flaques de boue. Nous pouvons en éviter certaines mais devons en traverser d’autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La piste est glissante, on roule très prudemment pour rejoindre la route goudronnée. Arrivés en ville, nous nous arrêtons pour faire le plein et acheter de la nourriture dans un supermarché. A peine ressorti du magasin, une dame nous demande une photo. Pour être exact, trois photos. La première d’elle et Adrien devant les motos, la seconde avec Estelle et la troisième pour laquelle elle interpelle un passant pour qu’il nous prenne tous les trois en photo. On a vraiment du mal à s’habituer à l’intérêt que nous portent les Paraguayens. Durant cette séance photo, un camionneur s’est arrêté au bord de la route pour nous observer avec de gros yeux ronds. A chaque fois que nous faisons le plein à la station essence, on nous demande des photos. Lorsque nous roulons, les passants se retournent, surpris. Certains nous pointent du doigt, d’autres s’énuquent presque pour nous regarder. Les conducteurs que nous croisons se retournent et nous observent durant de longues secondes en quittant la route des yeux.

Il y a très peu de touristes au Paraguay et encore moins d’énormes GS comme les nôtres, ce qui explique leur intérêt.

 

Nous reprenons la route et après de nombreux kilomètres nous sommes interpellés par un policier. Adrien vient de doubler une voiture sans se soucier de la double ligne blanche. La voiture devant lui a freiné en voyant la police et Adrien en a profité pour le doubler. Vérification du permis de conduire et amende. Le policier lui présente une tabelle incompréhensible et lui montre le montant de l’amende : 950'000 Gs, soit 165 CHF !!!! Il paie puis nous repartons, dégoutés. Après quelques kilomètres, Adrien se rend compte de sa bêtise : il n’a même pas demandé de facture !!!!! Il fait demi-tour, Estelle attend sur place. Au poste, le policier l’informe qu’il ne peut pas créer de facture. Il faut se rendre en ville (à 40 minutes de route) et remplir de la paperasse. Du coup, il lui rend 110'000 Gs (20 CHF). C’est désormais certain, ce flic est corrompu jusqu’à l’os ! Comme Estelle attend à plusieurs kilomètres de là, Adrien abandonne son projet de facture et quitte le poste avec l’argent rendu. Grosse erreur de notre part que de payer sans réfléchir. Bien évidemment, Adrien était 100% en tort, mais la somme de l’amende est disproportionnée. Nous avons compris la leçon, on ne nous y reprendra plus !

Comme nous venons de perdre le budget de 2 jours, nous effectuons un nouveau retrait au bancomat, toujours avec 5 CHF de frais pour un retrait de 300 CHF (somme maximale).

 

Nous atteignons ensuite le début de la piste qui doit nous permettre de rejoindre le parc national Mbaracayu. Nous avons 65 kilomètres de piste glissante et détrempée devant nous. Nous roulons prudemment, évitons certaines flaques de boue. Certaines envahissent toute la largeur de la piste, nous les traversons, inquiets de ne pouvoir jauger de leur profondeur.

 

Après plusieurs kilomètres, Estelle chute sur un petit sentier permettant d’éviter une grosse flaque boueuse. Adrien vient l’aider à relever la moto et lorsqu’il rejoint sa GS, une femme arrive en courant, téléphone à la main….. photo….. nous prenons aimablement la pose. Estelle n’apprécie que très moyennement d’être bousculée car elle n’est pas assez près de la femme en question. Ici, la retenue que nous connaissons en Europe est inexistante ! Estelle doit donc prendre la pose comme si elle était aux cotés de sa sœur, alors qu’elle n’a jamais vu cette femme de sa vie. Nous voyons d’autres villageois arriver, nous profitons d’un instant de flottement pour filer. Il est difficile pour nous d’être autant scrutés et interpellés, même si leur curiosité n’est pas mal intentionnée.

 

Après 2h de piste difficile, nous atteignons le parc national Mbaracayu. Une école d’hôtellerie et de tourisme pour filles se tient au sein du parc, nous sommes donc accueillis chaleureusement (et photographiés) par de jeunes filles en formation. Nous prenons possession de notre chambre et partons en balade en forêt avant la tombée de la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La moto d’Estelle a parfaitement fonctionné durant toute la journée !

 

Le lendemain, nous faisons un peu de lessive et passons un temps fou à faire des recherches sur Internet concernant les retraits d’argent en Argentine. Apparemment, le retrait maximum est limité à 150 CHF et des frais de plus de 6% s’applique. Nous comptons rester plus de 2 mois dans le pays, cela risque de nous coûter cher. Nous nous décidons donc pour un envoi d’argent via Western Union. Le père d’Adrien est sur le coup !

 

Durant l’après-midi, nous partons en excursion en kayak avec un guide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons le courant d’une petite rivière en observant la faune (nous débusquerons un Pajaro Campana, au chant métallique) et la flore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rives sont couvertes de végétation et Estelle a tôt fait de repérer des araignées sur de nombreuses branches. Elle passera la majorité de son temps à tenter de s’éloigner de la rive et à repousser les branches avec sa pagaie. Le guide ne nous explique absolument rien, ce qui est décevant. Il se contente de répondre aux questions d’Adrien. Après une heure, nous rentrons au camp. Balade sympa, environnement magnifique malgré les horreurs à 8 pattes et guide inutile.

 

Durant la soirée, nous organisons la fin de notre itinéraire au Paraguay et la visite des chutes d’Iguazu.

 

Le 22 septembre, nous repartons après un nouvel arrêt photo pour les demoiselles de la réception. Il a fait chaud ces derniers jours, la piste est lisse et sèche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne mettrons que 1h15 pour parcourir les 65 kilomètres de piste (2h à l’aller sur piste mouillée).

 

En ville, nous nous arrêtons dans une banque pour récupérer le montant Western Union. Nous souhaitions 5000 US$, mais le papa d’Adrien n’a pu envoyer que 1000 US$. Il existe toute une procédure de vérification d’identité pour envoyer de plus grosses sommes. Il attend donc de recevoir les papiers à remplir avant de pouvoir nous envoyer le reste du montant. Cela devrait prendre 3 jours.

 

Nous rejoignons une route goudronnée rectiligne. Après un arrêt pour acheter un ananas au bord de la route, la GS d’Adrien refuse de démarrer. On est exaspéré ! Si ce n’est pas celle d’Estelle (qui a arrêté de pécloter depuis le démontage de la pompe à essence) c’est celle d’Adrien qui fait des siennes... Par chance, la route est en légère pente, il parvient à la démarrer en la poussant en descente. Nous raccourcissons du coup notre itinéraire pour rejoindre Coronel Oviedo, où nous avons repéré un hôtel tenu par un allemand très bricoleur (El Quincho Porã).

 

Nous arrivons en fin de matinée chez Walter, un mécano hors pair. L’unique chambre qu’il loue est occupée, nous camperons donc dans son jardin. Notre hôte est un passionné de mécanique. Il possède deux Citröen 2 CV et deux Land Rover Defender. Il a aménagé ses 2 CV pour l’aventure. L’une est complètement équipée pour camper en pleine nature (la Gordita – petite grosse)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

alors que la seconde a été grandement modifiée par ses soins : elle est désormais 4x4 grâce à l’ajout d’un second moteur pour les roues arrières !! Incroyable ! Une 2 CV 4x4 bi-moteur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Walter a déjà parcouru l’Amérique du Sud à bord de ses véhicules, notamment les Land Rover qui affichent des âges respectables de 30 et 50 ans !!!!

 

Nous faisons ensuite la connaissance d’Erin et Aaron, des américains. Ce sont eux qui occupent l’unique chambre loué par Walter. Ils parcourent l’Amérique du Sud à vélo depuis 9 mois ! Le courant passe hyper bien, nous passons l’après-midi à discuter tous les 4. Adrien prendra tout de même le temps de démonter sa batterie pour détecter un éventuel problème. Depuis notre arrivée en ville, sa moto démarre à nouveau sans problème ! C’est à devenir dingue !! Impossible de trouver la moindre défaillance. Nous partons ensuite tous les 4 au supermarché et nous passons une excellente soirée barbecue à nous conter nos aventures respectives ! Walter possède une quantité incroyable d’anecdotes à raconter tandis qu’Erin et Aaron nous font rire avec leurs histoires improbables à vélo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, Adrien part en ville avec Walter (en 2 CV !!) pour acheter un multimètre. Après un contrôle complet, la batterie est ok, pas de problème avec l’alternateur ou le régulateur. Seul le support de GPS est défaillant, il ne charge plus. Nous décidons de partir à la découverte du parc national Ybycui pour la journée et de revenir dormir chez Walter. Erin et Aaron remontent sur leurs vélos pour rejoindre Ciudad del Este, juste à côté des chutes d’Iguazu. Il leur faudra 2 jours pour parcourir les 200 km séparant les deux villes. Ils nous conseillent un camping à 10 km de Ciudad del Este, nous les y retrouverons peut-être dans 2 jours.

 

Nous partons en direction d’Ybycui. L'accès au parc national n’est pas indiqué, il nous faudra presque 3h pour parcourir les 150 km jusqu’aux petites collines formant le parc. Un homme interrogé au bord de la route nous dira que le parc n’existe plus. Nous essaierons plusieurs pistes avant de trouver la bonne. A peine arrivé au parc, nous sommes à nouveau entourés de curieux. Il est 14h, Estelle a faim, ce qui affecte grandement son humeur. Elle tente d’éviter un maximum de monde en prenant un air pressé et en faisant de rapides aller-retour jusqu’à la table de pic-nic. Une femme parvient cependant à l’interpeller et à lui demander une photo avec sa fille, mais sans la moto !!! Mais pourquoi ? Estelle est toute équipée, les cheveux en bataille, le visage luisant de transpiration mais il lui faut une photo, et sans la moto ! Incompréhensible ! Comme elle n’est pas de très bonne humeur, elle a de la peine à apprécier cet intérêt et ne peut s’empêcher d’imaginer la légende qui accompagnera cette photo : regarde à quoi tu vas ressembler si tu ne te laves pas / travailles pas à l’école/ n’obéis pas !....... Bref, elle a faim et Adrien a tôt fait de la rejoindre en expliquant aux curieux qu’il est l’heure de diner !

 

Nous partons ensuite à la découverte des cascades !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite mésaventure ici : alors qu’Estelle prend la pose, Adrien lui conseille de traverser la cascade. Mais attention, c’est peut-être glissant…. Elle essaie, glisse, perd l’équilibre, tombe sur les fesses et s’arrête au bord d’un mur d’environ 1,5 mètre de haut. Alors que tout semble bien se terminer, ses fesses commencent à glisser sur la roche, la rapprochant irrémédiablement du bord. Pas le choix, elle saute et atterri 1,5 mètre plus bas….. nous nous regardons tous les deux avec de gros yeux ronds. Quel coup de bol ! Elle est entière et pas blessée. Nous ne sommes pas passés loin d’une catastrophe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons ensuite la piste puis la route pour retourner à Coronel Oviedo.

 

Le samedi, nous quittons Walter pour rejoindre Ciudad del Este. En route, nous sommes arrêtés par un policier. Il s’avance vers Estelle et lui demande si elle possède une caméra. Oui. Et sur la moto ? Non…. Bizarre comme question. Il l’informe ensuite qu’elle roulait trop vite. Aussitôt, l’attitude d’Estelle change. On s’est fait avoir une fois, celui-ci ne nous aura pas ! Touristes mais pas pigeons !

Juste avant ce contrôle, nous roulions tous les deux derrière une voiture, en respectant les distances de sécurité. Le flic nous a arrêté mais a laissé la voiture continuer. Soit tout le monde roule trop vite, soit pas. Estelle devient bornée et répète désormais la même phrase en boucle : misma velocidad que la coche !! (même vitesse que la voiture !!). Cet idiot n’a pas de radar, il lui est impossible de prouver quoi que ce soit (nous étions environ à 50 alors que la limite est fixée à 40 juste avant le contrôle). Il est 10h du matin, nous avons de la nourriture et de l’eau en suffisance, nous tiendrons un siège s’il le faut mais nous ne paierons pas un centime. Adrien s’approche et tente de comprendre la situation. Du coup, le policier nous demande nos passeport, que nous lui donnons l’un après l’autre. Méfiants, nous voulons éviter qu’il les garde. Estelle répète inlassablement la même phrase : misma velocidad que la coche !! Le flic explique ensuite à Adrien qu’il lui fera un prix d’ami. Adrien prend donc son meilleur accent suisse et répond : no comprendo (en espagnol, on dit : no entendio). Estelle s’agace et continue de répéter sa phrase fétiche. Après de longues minutes, lassé, il nous dit enfin de partir !! YES !!! Dans ton C** flic ripoux de MER** !!! Tu nous as pas eus !! Nous repartons un grand sourire narquois aux lèvres pendant qu’il arrête une autre voiture (pas n’importe laquelle !!! Un gros 4x4 flambant neuf, comme par hasard). Mouhahahahah !!! On s’est fait méchamment avoir une fois, pas deux !!

 

Nous comprendrons plus tard la question concernant la caméra. Si Estelle était en train de le filmer, elle aurait pu prouver facilement que le flic était corrompu. En lui posant cette question, il s’assurait de ne pas être filmé pour pouvoir agir illégalement et sans risque. Filou !

 

Plus loin sur la route, nous dépassons et saluons Erin et Aaron ! Ils nous rejoindront plus loin alors que nous faisons une pause pic-nic ! Nous discutons durant près d’une heure et convenons de nous retrouver au camping proche de Ciudad del Este. Il est 13h, il nous reste plus de 70 km à parcourir ! Pour nous ce n’est qu’une formalité, eux doivent pédaler !!

 

Nous rejoignons ensuite le barrage d’Itaipu pour une visite gratuite (elle est payante du côté brésilien). On nous présente un film (qui frise la propagande) puis nous embarquons dans un bus pour découvrir cet ouvrage. Le barrage mesure 200 mètres de haut pour une longueur de 8 kilomètres. Il possède 20 turbines gigantesques de 10,5 m de diamètre. Il produit 15% de l’électricité du Brésil et 75% de celle du Paraguay.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cette visite très intéressante, nous faisons des courses puis nous rejoignons le camping proche des Saltos de Monday (cascades). Le prix de l’entrée pour admirer ces chutes est fixé à 10 US$ par personne, ce que nous trouvons excessif. Nous nous contenterons donc d’une photo prise depuis la route.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A 17h30, nous sommes rejoints par Erin et Aaron. A nouveau, nous passons une excellente soirée et discutons de sujets divers et variés.

 

Le dimanche, nous passons notre matinée tous les 4 à partager nos expériences, toujours dans une super ambiance. En début d’après-midi, nous nous quittons. Erin et Aaron vont traverser la frontière pour rejoindre le Brésil. De notre côté, nous faisons à peine 10 km pour rejoindre l’Hostal Casa Alta. Nous attendons le versement Western Union et avons besoin de wifi pour rester en contact avec José (le papa d’Adrien). Comme nous voulons récupérer des dollars US (pour ensuite les échanger au marché noir au meilleur taux), il faut que la transaction ait lieu au Paraguay. En Argentine, nous ne pourrions récupérer que des pesos. Une fois connecté, mauvaise nouvelle. José n’a toujours pas reçu le courrier lui permettant d’envoyer une grosse somme.

 

Nous profiterons donc de la journée de demain pour aller visiter les chutes d’Iguaçu, côté brésilien.

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