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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Sud Lipez

Dimanche 4 septembre 2016, nous prenons la piste en direction de Tupiza. Nous avons environ 230 km à parcourir. Dès la sortie d’Uyuni, la piste est en travaux. Elle est en mauvais état, les passages en tôle ondulée alternent avec les zones sablonneuses. Nous avançons très lentement, un pied de chaque côté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 70 km, alarme sur la moto d’Adrien. Il n’y a pas assez d’huile moteur. Nous nous arrêtons et contrôlons. Effectivement, le niveau est bas, il manque quelques millilitres. Nous sommes au milieu de rien, nous continuons. Plus loin, un 4x4 local est arrêté en bord de piste. Coup de bol, il a un fond d’huile dans un bidon, nous complétons la moto d’Adrien et repartons.

La piste est constamment en travaux, nous zigzaguons d’une déviation à l’autre. Plus loin, la piste s’engage carrément dans le lit d’une rivière, qui n’est pas à sec. Nous évitons les flaques et les zones boueuses sur plusieurs kilomètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à une nouvelle zone de travaux (à peine quelques mètres après avoir quitté la précédente), nous choisissons de contourner les panneaux et nous nous engageons sur la piste en construction. Neuve, lisse, nous profitons enfin de quelques kilomètres sans nous faire secouer. Arrive une belle zone toute goudronnée, nous évitons à nouveau la déviation et nous nous lançons sur ce nouveau tronçon !! Grave erreur….. le goudron n’est pas sec, nos motos sont tapissées !!! Adrien, qui ne repère pas de suite le problème, dépasse Estelle de trop près….la visière de son casque est couverte de goudron. Arrêt, nettoyage avec de la crème solaire, rinçage à l’eau savonneuse puis nous repartons en prenant soin de rejoindre la piste de déviation. GRRRRRR….. après la tempête de sable qui les a limées, voilà nos motos tachetées de goudron…..

 

Après 150 km, Estelle entend un bruit bizarre. Elle s’arrête et fait le tour de sa moto. Verdict : Bouchon du tool tube perdu, il manque la moitié des outils. Début de la crise de nerf !! Y’en a marre de ce pays en travaux, de ces pistes qui nous secouent et de ce matériel qui ne tient pas le choc !!!!

Nous rebroussons chemin et scrutons la piste à la recherche des outils. Après environ 5 minutes, nous retrouvons le tube de Loctite (de la colle !). Plusieurs centaines de mètres plus loin, voilà enfin le bouchon et une clé de 12 ! Nous reprenons la piste dans le bon sens et nous retrouvons petit à petit les autres clés et le démonte-pneu ! Nouveau coup de bol, on n’a perdu aucun outil !

 

Nous nous arrêtons pour diner. Au menu comme souvent pour pique-niquer : pain, carottes et boite de singe. A savoir de la viande en boite de conserve. Adrien y trouve un goût de Parfait, Estelle a renommé cet aliment « singe » à cause de son goût et de son origine indéfinissable.

 

Après 200 km de piste en travaux, nous nous approchons de Tupiza et de ses montagnes colorées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons finalement la ville après 230 km dont 230 km en travaux ( purée !!) et bizarre, il y a des piétons partout mais aucun véhicule ne circule. Hier soir, au restaurant, nous avons appris qu’Uyuni s’apprêtait à organiser ce dimanche la journée des piétons. Idem ici à Tupiza ? Nous roulons prudemment et atteignons l’Hotel La Torre. Nous demandons une chambre et la propriétaire, qui nous voit tout équipés, nous demande si nous sommes venus à moto…. Ben oui !! Oulàlàlà !!! Mais c’est la journée des piétons aujourd’hui !! Et nous de lui répondre : Aaah, à Tupiza aussi, comme à Uyuni ! Non, dans tout le pays !!! Il est interdit de circuler de minuit à 18h30……. Hoho….. oups…. He bien nous voilà ! Pas vu pas pris !! Elle nous gronde un peu (en même temps, si on nous explique le principe NATIONAL de ce SlowUp géant à l’arrivée, on va avoir du mal à s’adapter et à respecter la loi). Par contre, cela explique le nombre de véhicules croisés durant la journée : à peine 10 ! Tout contrevenant pris en flagrant délit encoure une séquestration du véhicule durant 24h… un parking gratuit en somme !

 

La Bolivie, toujours aussi surprenante. Comment ce pays peut-il fonctionner si aucun véhicule ne circule durant toute une journée dans tout le pays, capitale comprise ???

 

Nos motos resterons donc parquées devant l’hôtel jusqu’à 18h30, heure à laquelle la circulation reprend. Nous les déplaçons dans le parking de l’hôtel à environ 500 mètres, qui est en fait une entrée d’immeuble en construction. Nous sommes moyennement convaincus malgré le portail protégeant l’accès.

 

Le lendemain, nous nous rendons à l’agence Alejandro Adventure pour réserver un tour en 4x4 dans le Sud Lipez. Il faut 4 participants minimum, nous devons donc attendre l’arrivée d’autres touristes pour fixer une date de départ.

Durant la journée, nous nous baladons en ville, achetons de l’huile pour la GS d’Adrien (il en manque encore un peu) et créons une compilation vidéo de notre séjour au Chili. Après des heures de travail, nous la publions sur YouTube et mauvaise surprise, la musique que nous avons sélectionnée est protégée par les droits d’auteur. Nous bidouillons et nous la remplaçons par un air plutôt moche. Nous nous méfierons lors de nos prochaines publications. A 17h, nous retournons à l’agence. Ils n’ont trouvé personne, il faut revenir demain à la même heure….

 

Le 6 août, nous choisissons de découvrir la région à dos de cheval. Nous réservons un tour de 3h et à 11h, nous voilà en selle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equipés de foulards, de chapeaux de cow-boy et de pantalons en cuir, nous grimpons sur nos montures argentines. La région est connue pour avoir abrité il y plus d’un siècle les bandits Butch Cassidy et Sundance Kid, d’où l’accoutrement particulier. Nous sortons de la ville et découvrons la Puerta del Diablo, accompagné d’un guide. Nos montures sont plutôt dociles, ce qui nous rassure. Le paysage est superbe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé au Cañon del Inca, nous descendons de nos montures, nos fesses sont déjà en compote. Une petite balade à pied nous permet de découvrir le canyon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons en selle et le guide nous propose de tester le trot. Pourquoi pas ? Un petit sifflement, un coup de talons et voilà nos montures au trot. Bien évidemment, nous ne maitrisons rien. Le chapeau d’Estelle est trop grand, ce qui lui évite de voir où elle va. Adrien a mal attaché son sac à dos, il balance dans tous les sens. Mais qu’est-ce que l’on rigole !! Nous revenons au pas, mort de rire.

 

Cette fois-ci, le guide nous propose le galop (parait que ça secoue moins !). Estelle retire son chapeau, Adrien attache son sac et c’est partiiiii !! La vitesse est impressionnante, on est à nouveau secoués dans tous les sens, on s’accroche comme on peut !! Il est évident que nous sommes sensé suivre les mouvements du cheval, mais cela s’avère beaucoup plus facile à dire qu’à faire. On continue de s’accrocher, Estelle rigole en continu !! Nous rebondissons comme deux pantins désarticulés sur nos montures, du grand n’importe quoi !! Nous revenons au pas, ce qui nous convient mieux !! Après 3h, nous quittons nos chevaux. Nos fesses sont ultra plates, nos cuisses courbaturées, nos dos en compote. C’est ce qui arrive lorsque l’on joue avec de la nourriture !! Chouette expérience tout de même.

 

A 17h, nous retournons à l’agence. Nous y rencontrons Christelle et Thierry, deux français, qui sont intéressés par un tour de 5 jours avec ascension du volcan Licancabur. Nous discutons, comparons avec d’autres agences, puis nous nous décidons à 18h30. Ce sera donc 5 jours de visite du Sud Lipez, avec ascension du volcan uniquement pour nos compagnons de voyage. Il s’agit là d’un dénivelé de 1’500 mètres pour rejoindre le sommet à 5’916 mètres. Cela nous parait trop extrême, nous trouverons une activité annexe durant leur matinée de marche. Le départ est fixé à demain 7h, début de la course. Il faut préparer toutes nos affaires, ré-organiser nos bagages et surtout déplacer nos motos dans le parking de l’agence (celui de l’hôtel ne nous plait vraiment pas… trop d’ouvriers trainent dans le secteur.)

 

Une fois nos bagages prêts, nous allons rechercher nos motos. Sur le chemin entre les deux parkings, une voiture de police nous bloque le passage. Nous sommes en habits normaux, sans casque… (pas obligatoire en Bolivie). Le policier nous informe que nous sommes à contre-sens dans une rue à sens unique…. Oups…. Il nous demande ensuite où nous allons (au parking !), situé dans la prochaine rue à droite. Il comprend que c’est juste à côté…. Ben oui, c’est pour ça que l’on passe par ici. Il veut ensuite savoir d’où nous venons…. De Suisse !! Et là, il est soudain tout excité ! Vous avez gagné, vous avez gagné !! Par chance, Adrien a lu les nouvelles aujourd’hui…. La Suisse a effectivement gagné son match de foot contre le Portugal…. Le policier nous félicite d’avoir battu le champion d’Europe et nous fait signe de continuer notre chemin à contre-sens…..Merci l’équipe de Suisse ?!?!

 

Mercredi, nous nous rendons à l’agence à 7h et retrouvons Thierry et Christelle. Nous embarquons ensuite à bord d’un Toyota LandCruiser de 1995 avec notre chauffeur, Palermo et notre cuisinière, Reina.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après quelques kilomètres, nous découvrons le panorama entourant Tupiza en déjeunant au bord de la route.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A midi, nous arrivons à la Ciudad Encatada (ville enchantée). Les formations rocheuses sont sublimes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous baladons parmi ces tours de pierres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour au 4x4, le diner est prêt. Reina nous a préparés du poulet pané, du riz et de la salade. Assis sur des cailloux, nous dégustons notre repas avec une vue spectaculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la route pour atteindre el Pueblo Fantasma (village fantôme). Un guide local nous explique l’histoire du village (mine d’or, arrivée des Espagnols, fièvre de l’or puis abandon du village après une épidémie et le passage du Diable).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre route, Palermo roule très prudemment et doucement, nous apprécions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le passage d’un col à 4’850m, nous atteignons la laguna Morijon. La vue sur le volcan Uturuncu (qui culmine à 6’028m) est impressionnante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fin de journée, nous atteignons Quetena Chico. Nous avions prévu d’y acheter de l’essence lors de la préparation de notre expédition Sud Lipez. Renseignements pris, il est possible d’acheter facilement 20 litres dans un magasin d’alimentation pour 8 BOB le litre. Nous nous contenterons d’un paquet de cookies puisque nous voyageons désormais tout confort !

 

Après un excellent repas concocté par Reina, nous enfilons nos habits thermiques, nos bonnets et nos chaussettes et nous nous glissons dans nos sacs de couchage. Nous sommes à 4'200 mètres, l’isolation est inexistante, tout comme le chauffage. Nous apprécions les 2 couvertures, ajoutées par-dessus nos sacs de couchage.

 

Deuxième jour de notre tour, nous partons à 8h30. Nous découvrons la laguna Hedionda (qui pue !), la laguna Kollpa, le salar de Chalviri et nous atteignons à midi les bains thermaux de Polques. Il y a 15 4x4 sur le parking, un monde fou dans la gouille d’eau chaude. Nous préférons éviter la foule et nous nous baladons sur la colline toute proche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le diner, nous repartons plein Sud. Nous traversons le désert de Dali,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

puis nous rejoignons la laguna Blanca (qui n’est blanche que lorsque le vent souffle fort).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste à côté, nous découvrons la laguna Verde et une superbe vue sur le volcan Licancabur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons jusqu’au refuge sommaire qui jouxte le poste de douane. Nous sommes à 4'400 m, de l’autre côté du volcan, c’est le Chili et le village de San Pedro de Atacama. La température est glaciale. Estelle passera une nuit très difficile, son estomac est en vrac. Elle n’a pas supporté les changements de température entre la voiture et l’extérieur. A 3h du matin, Christelle et Thierry partent pour leur ascension. Ils ont 1'500 mètres de dénivelé à faire et doivent être de retour à midi.

 

Le vendredi matin, Reina nous a préparé des pancakes. Adrien se régale, Estelle grignote un tout petit morceau. Nous partons à 9h avec Palermo en direction d’un poste militaire abandonné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une courte marche, nous découvrons un petit bassin thermal à 35°C. Nous continuons à gravir une colline, le souffle court. A cette altitude (nous sommes toujours à 4’400m), le moindre effort est difficile. Nous atteignons finalement une mine de souffre. Pas suffisamment rentable, elle a été mise en faillite, le village attenant a été abandonné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour au refuge, nous retrouvons nos compagnons de voyage, de retour de leur ascension. Ils ont atteint le sommet, découvert le lac gelé dans le cratère et sont redescendus en courant sur les pentes abruptes du volcan. Bel exploit !

 

Nous dinons puis nous repartons tous les 6. Nous retraversons le désert de Dali, passons les bains thermaux de Polques (il n’y a absolument personne à cette heure) puis nous atteignons les geysers de Sol de Mañana. Le sol est parsemé de trous, des bains de boue bouillonnent, des vapeurs soufrées sortent de plusieurs cavités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les couleurs sont variées et nous nous amusons à découvrir de nouveaux bassins boueux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons dans le 4x4 pour passer un col à 4'999 m ! Nos têtes sont donc à 5'000 mètres ! Voilà très probablement le point culminant de notre voyage Sud-Américain ! La piste redescend ensuite de 700m pour atteindre la laguna Colorada et ses milliers de flamands roses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la tombée de la nuit, nous atteignons le village de Villa Mar, à 3’900m. Nous déboursons chacun 1,50 CHF et nous nous offrons une bonne douche chaude. La nuit sera à nouveau très froide, équipement d’hiver, sac de couchage et couvertures nécessaires. L’estomac d’Estelle va mieux, elle a retrouvé l’appétit.

 

Le quatrième jour, déjeuner bolivien typique. Reina nous a préparé un Api. Il s’agit de beignets que l’on trempe dans une boisson chaude, sucrée et épaisse à base de maïs violet ! Très bon et très nourrissant.

 

Nous chargeons nos sacs sur le toit du 4x4 et nous prenons une petite piste qui nous mène à la Copa del Mundo…. Un rocher en forme de coupe du Monde de Football.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques kilomètres plus loin, c’est un dromadaire minéral que nous découvrons et escaladons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous marchons ensuite jusqu’à des tours en pierre nommées Italia Perdida ( un italien s’y serait perdu en pensant arriver dans un village).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après plusieurs kilomètres, nous arrivons sur une très ancienne coulée de lave.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous marchons quelques centaines de mètres pour découvrir la laguna Negra. Le paysage est à nouveau fabuleux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palermo reprend le volant et nous amène au Cañon del Anaconda. Un profond canyon au fond duquel serpente une rivière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est possible d’apercevoir des condors depuis ce mirador, mais l’après-midi est un moment plus propice.

Quelques kilomètres plus loin, arrêt pour diner à côté de bofedales, sortes de marécages composés de pierres recouvertes de mousse, essentiels à l’alimentation des lamas.

Nous atteignons en milieu d’après-midi le rivage du Salar d’Uyuni et un hôtel de sel. Les murs, le sol, les sommiers, les tables, les chaises, tout est en briques de sel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christelle et Thierry paient un supplément et s’offrent une chambre matrimoniale. Nous sommes donc redirigés vers une petite chambre avec deux lits simples. Cela nous change de ces 3 dernières nuits, passées en dortoir. Nous sommes désormais à 3’625m, on a presque chaud ! Palermo nous offre un cocktail aux couleurs de la Bolivie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adrien et Thierry dégusterons, comme hier soir, une bouteille de vin bolivien. Ils avaient un doute hier, aujourd’hui tout est clair. Le vin bolivien n’est vraiment pas bon !!

Nous passons une chouette nuit entouré de sel.

 

Dimanche matin, nous nous levons à 5h pour pouvoir admirer le lever de soleil depuis le salar. Nous rejoignons très vite le lac et retrouvons cette sensation incroyable ! De l’espace !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palermo s’amuse à rouler phares éteints, on semble flotter !! Après 4 jours de secousses malgré sa conduite très douce, nous apprécions ces kilomètres de répit. Nous atteignons l’ile Incahuasi, le ciel est déjà teinté de couleurs chaudes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous connaissons le coin (on est venu à moto il y a 10 jours), nous abandonnons Christelle, Thierry et Palermo (qui devront payer l’entrée sur l’ile) et nous marchons rapidement pour la contourner. Nous gravissons ensuite le versant opposé au parking et profitons d’un sublime lever de soleil. Les couleurs sont superbes, le froid mordant. Le salar est toujours aussi impressionnant, l’horizon semble infini.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons ensuite le parking et les dizaines de 4x4 pour déjeuner sur des chaises et une table en sel. Reina nous a préparé un cake, nous le savourons avec un thé bien chaud.

 

Nous remontons ensuite dans le 4x4 pour faire des vidéos « locos » (folles). Nous nous arrêtons au milieu du salar et Palermo s’emploie à son nouveau rôle de metteur en scène. Il veut que l’on danse en sortant de la bouche du monstre pour entrer ensuite dans la bouteille de vin….. Mais bien sûr… avec l’aide de Reina, il met ensuite des repères en place, allume la musique du Toyota à fond et démarre la vidéo. On se trémousse tous les 5, morts de rire !! Si nos chefs respectifs nous voyaient….. C’était donc pour ça les 6 mois de congé sabbatique…. Pour danser entre un monstre et une bouteille de vin….. Il faut tout de même avouer que le rendu est très rigolo et que l’on s’est bien amusé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après ces bêtises, nous continuons à rouler sur le salar, découvrons la statue de sel dédiée au Dakar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et rejoignons le village de Colchani où nous attend un marché artisanal. Nous dépensons quelques bolivianos pour un bonnet et des tissus. Nous dinons tous les 6 puis  nous déposons Christelle et Thierry à Uyuni. Ils continuent leur voyage en direction de la Paz avant de retourner en France.

 

Il nous reste donc 230 km de piste pour atteindre Tupiza. Les mêmes 230 km en travaux que nous avons effectués il y a une semaine. Palermo nous prévient, il va rouler plus vite, façon Dakar. On ne voit pas vraiment la différence, le Toyota lui appartient et il est très soigneux de ses affaires. Il roulera comme à son habitude, en évitant les trous et en accélérant doucement pour économiser l’essence. Après 5h de piste, nous arrivons à Tupiza. Nous remercions chaleureusement Reina et Palermo, ils ont été des accompagnants exceptionnels durant ces 5 jours. Nous sommes ravis, nous avons découvert les beautés du Sud Lipez en toute sécurité et dans une très bonne ambiance.

 

Concernant ce tour : il est préférable de l’effectuer depuis Tupiza, ce qui permet d’éviter un maximum de touristes. Chaque jour, environ 30 véhicules partent d’Uyuni pour un tour en sens inverse. Ce sont donc des dizaines de personnes qui se retrouvent au même endroit au même moment. Nous avons été seuls la plupart du temps, la majorité des visiteurs préférant un tour de 4 jours.

A Tupiza, de nombreuses agences se partagent le marché. Nous avons choisi Alejandro Adventure pour sa petite taille et son itinéraire un peu différent des autres agences.

 

Les seules choses qui changent réellement au final sont : les compagnons de voyage, l’état du véhicule, le chauffeur-guide et sa conduite ainsi que la cuisinière. Les grandes agences envoient plusieurs 4x4 par jour, avec une seule cuisinière. Les groupes sont donc plus grands à chaque repas. Nous étions tous les 6, ce qui est très agréable (certains véhicules embarquent 5 voir 6 touristes, manque de place assuré). Nous nous sommes bien entendu avec Christelle et Thierry, ce qui est important pour partager 5 jours de voyage dans un même véhicule et une même chambre. Palermo a roulé prudemment, se laissant doubler par d’autres chauffeurs bien moins attentionnés envers leurs passagers. Il prend soin de son Toyota et se préoccupe de ses passagers. Reina nous a gâtés et nous avons savouré tous ces plats, à tel point qu’Estelle n’arrivait plus à fermer son pantalon après 5 jours ! Bref, rien à redire !!
 

 

Demain lundi, nous préparerons nos affaires et nos motos puis nous partirons mardi en direction de Tarija puis du Paraguay.

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