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....6 mois de voyage à moto en Amé​rique du Sud....

Extrême nord du Chili

Mardi 9 août 2016, nous partons pour Calama. Nous nous rendons au garage Honda pour y acheter une nouvelle chambre à air. Adrien y achète également un spray sensé colmater les éventuelles crevaisons. Nous prenons ensuite la direction d’un magasin de bricolage pour y acheter des sangles (renforcement de la fixation des jerricans), des rondelles (renforcement de la fixation des plaques d’immatriculation) et un cadenas (celui d’Estelle est cassé).

Une fois les achats terminés, direction le centre touristique de Codelco pour une visite guidée de la mine de cuivre de Chuquicamata, l’une des plus grande au monde….. impressionnant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques chiffres (oui, ils sont vraiment justes !) : cette mine à ciel ouvert mesure 3 km sur 5 km et est profonde de plus d’un kilomètre ! Elle produit plus de 630'000 tonnes de cuivre par an. Les camions d’extraction (ENORMES !) consomment 3 litres à la minute ! Leur réservoir fait 5’000 litres et leur angle mort est de 25 mètres ! Ils peuvent transporter l’équivalent de 330 voitures par chargement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La visite se fait en bus, nous croisons quelques gigantesques camions. Nous sortons ensuite à un mirador pour observer cette mine. Tout est tellement démesuré qu’il est difficile de se rendre compte des proportions. La suite de la visite se termine par le village minier abandonné en 2007, trop pollué et trop près de la mine en constante expansion.

Nous sommes déçus de ne pas avoir pu approcher un camion de près, mais la visite a tout de même été intéressante.

 

Nous quittons Calama pour rejoindre San Pedro de Atacama et nous nous arrêtons en chemin pour admirer le coucher de soleil sur la vallée de la Lune (malins, nous nous sommes parqués au bord de la route, avons marché une cinquantaine de mètres jusqu’au bord de la falaise et nous n’avons ainsi pas payé l’accès au mirador situé à 300 mètres à peine).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour à l’Hostal, nous bricolons nos motos. Renforcement des attaches des jerricans, ajout de vis pour tenir les plaques d’immatriculation et réparation de la protection de valise latérale d’Estelle. Nous passons notre dernière nuit à San Pedro.

 

 Le lendemain, nous partons pour les geysers d’El Tatio, à 4'300 mètres. Le thermomètre indique moins 0,5°C, nous sommes gelés. Nous arrivons sur le site vers 9h30, il ne reste que deux voitures. Tous les tour-operators arrivent très tôt sur place pour admirer les vapeurs dans le froid matinal. Pourtant, la température est encore suffisamment glaciale pour contempler ce magnifique paysage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous baladons entre les bains bouillonnants, les jets de vapeurs et quelques geysers. Après 1h30 de visite, nous quittons le site. Tout est fermé, il n’y a plus personne ni à la réception ni au centre d’information. Dans le parking désert, nous croisons un renard curieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, c'est une vigogne que nous croisons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons ensuite Calama pour faire le plein puis nous prenons la direction du Nord via la Panaméricaine. La route se résume à un gigantesque ruban de goudron, tout droit. Nous sommes dégoûtés. Nous voulions rejoindre la frontière bolivienne en empruntant les pistes de l’Altiplano, mais il n’y a absolument aucune station d’essence sur tout le trajet. Les seules stations se situent sur la Panaméricaine. Il fait 34°C, le soleil tape fort, le paysage est invariablement constitué de plaines caillouteuses. La différence de température est violente.

Nous rejoignons le camping du Parc National Pampa del Tamarugal, qui protège une forêt d’arbres aux épines énormes et très solides. Nous avons déjà monté la tente lorsque l’on remarque la présence de ces fameuses épines. Hors de questions de crever nos matelas gonflables, nous déménageons la tente montée vers un autre emplacement sans arbre. Un peu plus loin, des touristes autrichiens sont installés. Ils voyagent depuis 4 ans dans un camion tout terrain aménagé. Ils possèdent une théière en verre….Objet plus qu’improbable à nos yeux de voyageurs secoués et limités par la place !

 Un chien idiot nous tient compagnie durant toute la soirée. Assis, il brasse le sol avec sa queue et crée un nuage de poussière en permanence. On le voit ici sur cette photo du ciel nocturne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi, nous reprenons la route sans avoir payé le camping. Selon la gardienne, la carte annuelle CONAF nous permet de dormir gratuitement (vraiment ?). Nous rejoignons la ville abandonnée d’Humberstone. Village minier producteur de salpêtre et fermé en 1960, il est devenu musée. Nous parcourons les rues et visitons les anciennes demeures, les entrepôts et les lieux de production. Adrien découvre de vieux moteurs, d’anciennes machines à vapeurs, des locomotives… le paradis des vieux trucs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous parcourons ensuite 2 kilomètres pour rejoindre le site de Santa Laura. Equivalent au précédent, ce site a conservé son usine de raffinage du salpêtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la Panaméricaine, toujours aussi pénible, pour rejoindre Arica. En chemin, une route barrée nous stoppe. Après confirmation avec les ouvriers, elle est fermée de 14h à 17h ! Il est 14h30 et c’est la seule et unique route qui relie Iquique à Arica…. Incroyable ! Une énorme explosion retentit, un nuage de poussière envahit la vallée. La route est désormais élargie, il ne reste plus qu’à la dégager…..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rencontrons deux motards anglais, Alex et Simon. Ils voyagent également en BMW, avec une 700 pour elle et une 1200 pour lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partis de Buenos Aires, ils vont rejoindre la Colombie, prendre un bateau jusqu’au Panama pour ensuite atteindre le Canada. De là, ils s’envoleront avec leurs motos pour la Malaisie. Ils comptent ensuite rejoindre l’Europe via l’Inde, le Pakistan et l’Iran. Le tout en une année. Inutile de préciser qu’ils bouffent littéralement les kilomètres, ne visitent quasiment rien et arrivent systématiquement de nuit au camping. Il s’agit là d’un projet artistique pour Simon, qui est photographe professionnel. Leur site : journey-limitless.com

 

A 17h, après de très sympathiques discussions avec eux, la route est ré-ouverte…. Mais d’abord dans le sens opposé au nôtre. Nous démarrons à 17h30. Il est évident que nous atteindrons Arica de nuit. Nous traversons ensemble la ville pour rejoindre un camping qui s’avère fermé pour cause de piscine hors norme. Adrien négocie, on entre ! Nous nous installons et passons une excellente soirée tous les 4 ! Que d’anecdotes et d’aventures à se raconter !

 

Au matin, comme convenu avec la propriétaire (qui est absente), Adrien jette la clé du portail dans le jardin. Nous nous séparons ici. Nous devons faire quelques courses, alors qu’Alice et Simon veulent rejoindre La Paz dans la journée (600 km et une frontière à franchir). Adrien parcours les rayons à la recherches de bidons d’essence supplémentaires. Il ne reste que deux jerricans de 5 litres et aucune sangle pour les attacher. Tant pis, nous trouverons plus tard une solution pour augmenter notre autonomie, ce qui sera nécessaire dans la région bolivienne du Sud Lipez.

 

A peine sorti d’Arica, nous croisons nos amis anglais ! La route menant à La Paz est fermée de 7h à 13h ! IIs ont donc décidé de rejoindre le Pérou tout proche pour ne pas perdre trop de temps. En ce qui nous concerne, Adrien trouve une piste parallèle à la route barrée. Nous l’empruntons et après quelques kilomètres, un panneau nous signale sa fermeture jusqu’à 13h. Nous continuons jusqu’au barrage et discutons avec l’ouvrier. La route est fermée mais nous pouvons passer, à condition de rouler prudemment. Après plusieurs kilomètres de piste en chantier, nous rejoignons la route menant à la frontière. Nous nous arrêtons dans le joli village de Putre pour y acheter de la nourriture puis nous atteignons le camping (très sommaire) du parc national Lauca, à 4'580 mètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit s’annonce glaciale. Selon les gardes du parc, la température tombe à -10°C / -15°C durant la nuit. Nos sacs de couchage sont prévus pour des températures jusqu’à -25°C, grand test en perspective. Adrien ressent à nouveau le mal de l’altitude. Les gardes lui conseillent de sniffer de l’alcool pur pour se sentir mieux…. Il fera sans, merci !

 

Nous nous couchons en même temps que le soleil (19h) avec nos bonnets, la température baisse très rapidement. Nous nous endormons malgré le froid. A 1h du matin, le froid est trop intense, nous enfilons nos habits thermiques. A 3h30, frigorifié, Adrien déballe la couverture de survie et Estelle ajoute un pull. Durant la nuit, Adrien ne parvient pas à boire l’eau du camel back du sac à dos, elle a gelé. Au lever du soleil (7h), Adrien grelotte toujours et souffre encore plus de l’altitude. Estelle a relativement bien dormi, en boule, avec une très petite ouverture pour respirer. Une petite sortie en dehors de la tente lui permet de constater que tout a gelé. La bouteille de 2 litres laissée dans l’entrée est aux ¾ gelée, idem pour la bouteille de 7 litres laissée en dehors de la tente. Du givre recouvre la tente et nos motos ! Quelle expérience !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Estelle prépare un thé dans la tente avec le peu d’eau liquide restant et nous grignotons un bout de pain. Adrien se sent de plus en plus mal (il estime avoir vécu la pire nuit de sa vie), sort de la tente et vomi ! Un peu soulagé, il parvient à grignoter un peu de pain avec du chocolat. Complètement affaibli par cette nuit glaciale et par le mal des montagnes, il restera prostré pendant qu’Estelle rangera tout notre équipement ainsi que la tente. Seule tâche effectuée par Adrien : le comptage des sardines. Il y en a bien 26, on est bons.

Nous reprenons la route en direction de la frontière bolivienne.

 

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Des viscaches, famille des Chinchillas. Sorte de gros lapin-écureuil !

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